L’appel d’offres pour les nouveaux avions de chasse prend fin vendredi

OTTAWA — Les constructeurs d’avions de combat promettent des milliers d’emplois et de séduisantes retombées économiques au Canada dans l’espoir de convaincre Ottawa de choisir leur appareil pour remplacer la flotte vieillissante de CF-18 de l’armée de l’air.

Les entreprises intéressées devaient se manifester avant la fin juillet dans le cadre de cet appel d’offres pour l’acquisition de 88 nouveaux avions de chasse, un contrat qui pourrait atteindre, pour l’instant, jusqu’à 19 milliards $.

Le géant américain de la défense Lockheed Martin est le plus récent constructeur à présenter ses arguments de vente avant la date butoir de vendredi. Selon une nouvelle évaluation commandée par Lockheed Martin, jusqu’à 4200 emplois seraient créés ou maintenus chaque année au Canada si Ottawa optait pour son chasseur furtif F-35, ce qui équivaudrait à plus de 150 000 nouveaux emplois pendant toute la durée de vie de l’avion de chasse, soutient l’entreprise.

Dans son rapport publié le mois dernier, le rival Boeing soutenait que ses activités existantes au Canada avaient produit des retombées économiques de 5,3 milliards $ l’an dernier et soutenu 20 000 emplois au pays. Boeing ajoute que ces chiffres pourraient augmenter encore si Ottawa optait pour son avion de chasse «Super Hornet».

Cet accent mis sur les emplois et l’argent, plutôt que sur les qualités intrinsèques des appareils proposés, intervient au moment où l’économie canadienne est malmenée par la pandémie de COVID-19, forçant le gouvernement fédéral à dépenser des dizaines de milliards de dollars en aide financière aux Canadiens.

La date butoir de vendredi pour que Lockheed Martin, Boeing et la société suédoise Saab soumettent leur offre marque une étape importante dans cette saga de dix ans pour l’acquisition de nouveaux avions de combat. Ce processus d’acquisition majeure a été ralenti par une mauvaise gestion gouvernementale et une controverse politique.

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