L’application «Alerte COVID», même imparfaite, peut être utile, plaide la Dre Tam

OTTAWA — Répondant aux critiques selon lesquelles la nouvelle application fédérale «Alerte COVID» ne fonctionne que sur les téléphones intelligents de fabrication récente, la docteure Theresa Tam rappelle qu’il s’agit là d’un des nombreux outils pour lutter contre le coronavirus.

L’application, offerte depuis la semaine dernière, vise à prévenir les utilisateurs si leur téléphone a récemment été proche de celui d’une personne qui, par la suite, aurait révélé volontairement qu’elle avait été déclarée positive à la COVID-19. Mais on a appris depuis que la nouvelle application ne fonctionne que sur les téléphones Apple et Android vendus depuis environ cinq ans, car elle nécessite un système d’exploitation relativement récent.

Certains déplorent donc que cette application ne soit pas utile pour les Canadiens plus pauvres ou plus âgés, qui sont plus susceptibles d’utiliser des appareils plus anciens, mais qui constituent aussi les populations les plus à risque face au coronavirus.

La docteure Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, a soutenu mardi qu’il fallait utiliser tous les outils à notre disposition pour lutter contre la pandémie, même s’ils ne sont pas parfaits.

Le gouvernement fédéral a déclaré lundi que 1,1 million de personnes avaient téléchargé l’application jusque-là. Pour le moment, l’application est uniquement liée au système de santé de l’Ontario; les provinces de l’Atlantique devraient être les prochaines à participer.

Au Québec, le gouvernement a lancé le 8 juillet une consultation publique en ligne concernant le déploiement éventuel de l’application. Le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire, a prévenu qu’une telle application n’est pas efficace si les citoyens ne participent pas en nombre suffisant. «Si les Québécois nous disent dans un nombre significatif « non », à ce moment-là, on sait que c’est voué à l’échec, alors pourquoi aller de l’avant?», disait-il il y a un mois, au lancement de la consultation qui prenait fin dimanche dernier.

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