L’Arabie saoudite décapite 37 personnes pour des crimes terroristes

DUBAI, Émirats arabes unis — L’Arabie saoudite a procédé mardi à la décapitation publique de 37 citoyens saoudiens à travers le pays pour des crimes liés au terrorisme. Dans un cas, le corps et la tête de l’un des hommes ont été accrochés à un poteau pendant plusieurs heures en guise d’avertissement.

Il s’agit du plus grand nombre d’exécutions le même jour en Arabie saoudite depuis le 2 janvier 2016, date à laquelle le royaume avait exécuté 47 personnes.

Les exécutions ont été ordonnées par un décret du roi Salmane.

Le ministère saoudien de l’Intérieur a déclaré que les exécutions de mardi avaient été menées conformément à la loi islamique, en utilisant des termes qui indiquent que tous les condamnés ont été décapités.

Le gouvernement saoudien considère ces exécutions comme de puissants outils de dissuasion.

Le communiqué du ministère de l’Intérieur affirme que les personnes exécutées avaient adopté des idéologies extrémistes et formé des cellules terroristes dans le but de semer le chaos et de provoquer des conflits religieux.

Elles ont été reconnues coupables d’avoir attaqué des installations de sécurité à l’aide d’explosifs, d’avoir tué un certain nombre d’agents de sécurité et d’avoir coopéré avec des organisations ennemies contre les intérêts du pays, selon le ministère de l’Intérieur.

Ces exécutions portent à 95 le nombre de personnes exécutées officiellement depuis le début de l’année en Arabie saoudite. L’an dernier, le royaume avait exécuté 125 personnes, dont la plupart étaient des trafiquants de drogue reconnus coupables de crimes sans violence.