L’archidiocèse de Halifax-Yarmouth paiera 10 M $ à des victimes de prêtres pédophiles

HALIFAX — Un tribunal de la Nouvelle-Écosse a approuvé une entente de 10 millions $ pour régler à l’amiable une action collective qui alléguait que des prêtres catholiques dans l’archidiocèse de Halifax-Yarmouth avaient agressé sexuellement des enfants pendant des décennies.

La juge Christa Brothers, de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, a approuvé lundi le règlement conclu quatre ans après le dépôt de la poursuite initiale. Les allégations remontent jusqu’en 1954 et la plupart des survivants sont maintenant des aînés.

Selon l’avocat John McKiggan, le règlement prévoit qu’environ 90 survivants recevront entre 30 000 $ et 350 000 $ chacun en indemnités. Le processus de réclamation s’ouvre en janvier et les survivants ont un an pour se manifester.

Le représentant des plaignants dans l’action collective, Steven Gallant, était enfant de chœur dans les années 1970 lorsqu’il a été agressé, à l’âge de 14 ans, par un prêtre qui a ensuite été reconnu coupable du crime.

Le règlement à l’amiable a été conclu alors que 50 poursuites ont déjà été réglées en procès avec l’archidiocèse de Halifax-Yarmouth. 

Dans le cas du règlement à l’amiable de 10 millions $, la section de Halifax de l’archidiocèse versera 8,15 millions $ et celle de Yarmouth 1,85 million $, a déclaré Me McKiggan.

Lorsque la poursuite avait été déposée pour la première fois le 2 août 2018, Me McKiggan soutenait que les agressions faisaient partie d’un «modèle systémique plus large de l’Église catholique dans le monde, ayant pour politique de dissimuler et de garder le silence sur toute allégation d’agression sexuelle visant un prêtre». L’action collective avait finalement été autorisée en mars 2020.

L’archevêque Brian J. Dunn a indiqué mardi dans un communiqué que ce règlement avait été «une chose difficile à faire, mais c’était la bonne chose à faire». Il fallait, selon lui, «offrir une opportunité de justice et de guérison à toutes les victimes».

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