L’Arctique serait particulièrement à risque pendant une épidémie de COVID-19

OTTAWA — Le Conseil circumpolaire inuit s’inquiète d’une éventuelle propagation du coronavirus dans l’Arctique, car ces communautés du Canada, de l’Alaska et du Groenland sont beaucoup plus à risque en raison d’un manque chronique d’infrastructures et de ressources de base.

L’organisme affirme que les Inuits doivent être pris en compte dans les décisions du gouvernement en raison de la menace potentielle accrue pour la santé et le bien-être des populations de ces communautés nordiques.

Le Conseil circumpolaire inuit affirme que de nombreuses communautés souffrent déjà d’un manque criant d’égouts et d’eau courante, ce qui expose ces populations à un risque accru de contracter le coronavirus et la maladie respiratoire qui l’accompagne parfois, le COVID-19.

Les Inuits demandent aux gouvernements de combler ces lacunes en matière d’infrastructures afin de se protéger contre les futures menaces pour la santé publique.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jagmeet Singh, a écrit vendredi une lettre au premier ministre Justin Trudeau, l’exhortant à s’assurer que les communautés autochtones et inuites ne soient pas touchées de manière disproportionnée si une épidémie généralisée frappait le Canada.

Le NPD affirme que le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, devrait faire partie du nouveau comité du cabinet fédéral sur le COVID-19, créé plus tôt cette semaine pour offrir une approche interministérielle à la lutte contre le coronavirus.

Les plus populaires