L’armée canadienne peut être présente en Europe et en Asie, assure la ministre Anand

OTTAWA — La ministre de la Défense nationale, Anita Anand, a assuré vendredi que le Canada pouvait marcher et mâcher de la gomme en même temps, alors qu’on lui demandait si l’armée canadienne serait trop sollicitée.

Le premier ministre Justin Trudeau venait d’annoncer en Thaïlande que dans le cadre de la nouvelle «stratégie indopacifique» du Canada, l’armée jouerait un plus grand rôle en Asie.

Le gouvernement a déjà commencé à emprunter cette voie en déployant deux navires de guerre dans le Pacifique l’été dernier. 

Pendant ce temps, par contre, le Canada, pour la première fois en huit ans, ne déploie aucun navire militaire dans les eaux européennes.

De passage à Halifax vendredi, la ministre Anand a déclaré que les contributions du Canada à la sécurité européenne vont au-delà des navires militaires. Elle a évoqué diverses contributions canadiennes à l’OTAN et à l’Ukraine.

Mme Anand a également défendu le refus persistant du Canada de consacrer 2 % de son PIB aux dépenses militaires, un objectif que tous les membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) ont convenu d’atteindre, face aux menaces sécuritaires croissantes en Europe et ailleurs dans le monde.

«Nous devons être là pour nos alliés en Europe avec l’OTAN et aussi dans l’Indo-Pacifique, et ça veut dire des ressources pour les deux choses en même temps, a indiqué la ministre Anand vendredi. Et nous devons aussi continuer de renforcer nos Forces armées canadiennes ici au Canada.»

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