L’armée est un élément clé de la réponse aux catastrophes, dit le ministre Blair

OTTAWA — Le ministre de la Défense, Bill Blair, affirme que les Canadiens veulent que l’armée leur vienne en aide en cas de catastrophe naturelle, et que les forces armées resteront un élément clé de la réponse du gouvernement. 

«Je pense qu’il y a quelque chose d’incroyablement rassurant pour les Canadiens lorsque les Forces armées canadiennes se présentent et que des hommes et des femmes en uniforme sont dans leurs communautés et qu’ils dressent des sacs de sable et aident les gens à évacuer et à se mettre en sécurité», a-t-il déclaré lors d’une récente entrevue. 

M. Blair, qui a été transféré du portefeuille de la Protection civile à celui de la Défense lors du remaniement ministériel du mois dernier, a participé à la coordination de la réponse du gouvernement fédéral à diverses catastrophes. Il s’agit notamment des inondations causées par une rivière atmosphérique en Colombie-Britannique en 2021, des incendies de forêt qui font rage chaque été dans tout le pays et de la dévastation causée par l’ouragan Fiona dans le Canada atlantique l’année dernière. 

Et le nombre d’appels à l’aide ne cesse d’augmenter.

Auparavant, les provinces et les territoires présentaient chaque année entre cinq et dix demandes officielles d’aide. Entre mars 2020 et octobre 2022, il y a eu plus de 200 demandes d’aide fédérale, dont la majorité était liée à la pandémie de COVID-19. Environ 157 d’entre elles impliquaient l’armée. 

Les Forces armées canadiennes disposent d’unités d’intervention immédiate qui sont activées en cas de catastrophe et dont le rôle principal est souvent d’aider les autorités locales en matière de logistique, de planification et de main-d’œuvre.

S’adressant à une commission parlementaire en octobre dernier, le chef d’état-major de la défense, le général Wayne Eyre, a déclaré que les militaires étaient trop souvent sollicités pour répondre à de telles catastrophes, et que ces demandes mettaient à rude épreuve les forces armées à un moment où elles sont confrontées à une pénurie de personnel. 

«Avec l’augmentation de la fréquence et de l’intensité de ces catastrophes naturelles, nous sommes de plus en plus sollicités pour répondre non pas nécessairement en tant que force de dernier recours, mais dans certains cas en tant que force de premier choix», a-t-il déclaré le 6 octobre.

Environ 16 000 postes ne sont pas pourvus dans l’ensemble de l’armée, une situation que les hauts gradés ont qualifiée de crise.

M. Blair a reconnu que l’armée a parfois été le premier recours du gouvernement fédéral, plutôt que le dernier. 

«J’ai écouté très attentivement le chef d’état-major de la défense et les préoccupations qu’il a exprimées — des préoccupations tout à fait légitimes — au sujet de l’impact sur la formation et le renforcement des capacités», a déclaré M. Blair. 

Cela a conduit à des discussions en début d’année sur la création d’une organisation nationale d’assistance en cas de catastrophe ou d’un autre mécanisme permettant de fournir de l’aide en cas de besoin.

La Presse Canadienne a rapporté pour la première fois en juillet que ces discussions incluaient l’analyse de modèles tels que l’agence fédérale de gestion des urgences aux États-Unis.

«Nous nous sommes penchés sur la question de savoir comment mettre en place ce que nous appelons une force de travail humanitaire», a indiqué M. Blair. 

«Nous travaillons avec la Croix-Rouge canadienne, par exemple, l’Armée du Salut, l’Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage et d’autres groupes de la société civile auxquels nous pouvons faire appel.»

Néanmoins, il a déclaré que l’armée est la meilleure option pour répondre à certaines situations, notamment lorsqu’un équipement de recherche spécialisé est nécessaire. 

«Cela fait partie de leur mandat et de leurs responsabilités», a-t-il conclu.

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