L’armée prête à venir en aide aux communautés autochtones contre la COVID-19

OTTAWA — Le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, affirme que le gouvernement fédéral est prêt à faire appel aux Forces armées canadiennes pour porter secours aux communautés des Premières Nations, des Inuits ou des Métis en cas de propagation de la COVID-19.

Des chefs de communautés de partout au Canada ont sonné l’alarme face à la pandémie. Ils s’inquiètent que l’aide promise par le gouvernement fédéral ne soit pas suffisante pour éviter que les personnes les plus vulnérables de leurs communautés ne soient oubliées.

Marc Miller répond qu’il n’est plus question de «si», mais plutôt de «quand» les premières communautés autochtones isolées vont vivre leur première éclosion du coronavirus. Il réitère que les autorités se préparent déjà à intervenir.

«Même pour le Canada, qui mise sur l’un des meilleurs système de santé au monde, la situation peut devenir rapidement hors de contrôle. Nous n’en sommes encore qu’au début et nous n’avons pas encore vu le pire de la crise», a-t-il observé.

Plusieurs déterminants de santé font en sorte que les communautés autochtones sont plus vulnérables que d’autres devant ce virus hautement contagieux et dangereux.

On cite notamment la surpopulation des logements, la situation géographique éloignée et isolée de plusieurs communautés, le manque d’eau potable et l’approvisionnement alimentaire déficient.

Dans les communautés nordiques, où vivent les Inuits, la population doit déjà se battre contre des éclosions de tuberculose. Une maladie dont la prévalence est près de 300 fois plus élevée que chez les Canadiens non-autochtones d’après des données de 2016.

Pour toutes ces raisons, les autorités fédérales ont rapidement établi des canaux de communication avec les représentants locaux pour leur faire parvenir toute l’information nécessaire afin de prévoir des plans d’action contre la pandémie de la COVID-19.

Ce plan prévoit qu’en cas de propagation du coronavirus, si les choses semblent mal tourner, de multiples ressources seraient déployées dans les communautés autochtones, incluant les militaires.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, a confirmé avoir discuté avec le général Jonathan Vance et qu’un agent de liaison a été attitré à l’APN afin de discuter de chaque étape jusqu’à une intervention.

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