L’armée tente de déterminer comment récupérer l’épave du Cyclone en mer Ionienne

OTTAWA — L’armée canadienne tente toujours de déterminer comment récupérer l’épave de l’hélicoptère qui s’est abîmé en mer Ionienne la semaine dernière, a déclaré jeudi le ministre de la Défense, Harjit Sajjan.

Six militaires ont péri dans l’accident, même si l’on n’a retrouvé jusqu’ici que le corps de l’enseigne de vaisseau Abbigail Cowbrough.

Le ministre Sajjan a indiqué jeudi que les militaires «travaillent activement sur des options pour récupérer le fuselage restant, ce qui facilitera l’enquête». L’équipe de sept membres qui enquête sur les causes exactes de l’accident travaille depuis l’Italie, a-t-il déclaré. Une enquête militaire parallèle sur les circonstances de la tragédie est également en cours.

Les enregistreurs des données de vol et des conversations dans la cabine de pilotage ont été récupérés en mer et sont en cours d’analyse au Canada, mais ce travail pourrait prendre «plus d’un an», a précisé M. Sajjan. Les familles des victimes seront tenues informées, tout comme le public, a promis le ministre.

Le chef d’état-major de la défense, le général Jonathan Vance, a prévenu que les détails des enquêtes ne seront pas révélés par bribes — et que les familles seront informées en premier, en temps et lieu. «Nous sommes plus intéressés par la précision. Il n’y a rien d’évident dans un écrasement.»

L’hélicoptère Cyclone était déployé à bord de la frégate NCSM Fredericton pour une mission d’entraînement de l’OTAN. Selon l’armée canadienne, l’appareil revenait à son navire d’attache après un exercice d’entraînement lorsqu’il s’est abîmé en mer Ionienne, au large de la Grèce, le 29 avril.

Des militaires — y compris le général Vance lui-même — ont d’abord indiqué que le navire avait «perdu le contact» avec l’hélicoptère, mais l’armée a reconnu plus tard que des membres d’équipage à bord du Fredericton l’avaient vu s’abîmer en mer.

Le chef d’état-major a déclaré jeudi qu’après l’accident, l’armée avait mis d’abord l’accent sur la recherche de survivants, c’est pourquoi l’opération a d’abord été qualifiée de «recherche et sauvetage», même si elle a été appelée plus tard «récupération».

Le premier ministre Justin Trudeau a assisté mercredi après-midi à une cérémonie de rapatriement à la base militaire de Trenton, en Ontario, pour accueillir la dépouille de la sous-lieutenante Cowbrough et, de manière symbolique, les cinq autres victimes de l’accident, qui sont maintenant portées disparues et présumées mortes.

Il s’agit du sous-lieutenant Matthew Pyke, des capitaines Brenden Ian MacDonald, Kevin Hagen et Maxime Miron-Morin (de Trois-Rivières), et du caporal-chef Matthew Cousins.

M. Trudeau a indiqué jeudi qu’il avait parlé à des membres de chacune des familles des six victimes. Le ministre Sajjan a rappelé que c’est lui qui avait remis son diplôme à l’enseigne de vaisseau Cowbrough au Collège militaire royal; il avait aussi rencontré le caporal-chef Cousins, en 2016, à bord du NCSM Charlottetown.