L’Assemblée législative de Nouvelle-Écosse renonce à la hausse de salaire des députés

HALIFAX — L’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse a conclu sa courte session estivale, mardi, avec l’adoption d’une loi qui vient annuler l’augmentation de salaire prévue de 12,6 % pour les députés.

Les amendements apportés à la «House of Assembly Act» viennent conserver le statu quo dans la rémunération des députés. Le salaire de base de 89 234 $, fixé en 2013, demeure donc inchangé. Les élus ont également voté pour une réduction de 11 246 $ du salaire du premier ministre Tim Houston. Ce dernier gagnera donc 190 754 $ par année.

«C’était vraiment important pour notre gouvernement de bloquer cette augmentation de salaire, a commenté M. Houston avant le vote. Nous avons fait la bonne chose pour les Néo-Écossais en venant ici.»

Le gouvernement progressiste-conservateur avait convoqué une session d’urgence le 26 juillet dernier afin de procéder à l’annulation des recommandations contraignantes formulées par un comité de révision indépendant chargé d’examiner l’ensemble des indemnités versées aux élus. La révision avait été mise en branle à la suite de l’élection de l’été dernier et ses recommandations avaient été acceptées par le président de la chambre Keith Bain le 30 mai.

Bien qu’il appuyait une augmentation de salaire, le comité de révision soulignait dans son rapport que les élus étaient libres de renoncer à leur bonification de 11 000 $ ou d’en faire le don à un organisme de bienfaisance. Toutefois, le premier ministre Houston estime qu’il était nécessaire de convoquer l’Assemblée législative pour intervenir et bloquer cette hausse au moment où la population subit les conséquences de l’inflation.

«De toute évidence, ce n’est pas le bon moment, a résumé M. Houston. Le salaire est gelé depuis dix ans et à un certain moment ce sera le temps de le revoir, mais pas aujourd’hui.»

Les deux partis d’opposition ont indiqué mardi qu’ils appuieraient la proposition, mais ils ont remis en doute la nécessité de recourir à une session d’urgence.

Le chef libéral Zach Churchill a accusé le gouvernement de chercher à créer un «buzz» médiatique favorable à un moment où il devrait plutôt s’attaquer à des affaires plus urgentes. À son avis, un vote des élus sur leur propre rémunération constitue un flagrant conflit d’intérêts.

La cheffe du NPD, Claudia Chender, a dit comprendre le manque d’appétit de la population pour une augmentation de salaire de leurs élus. Mais à son avis, il n’y avait aucune urgence de procéder maintenant.

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