L’augmentation des éclosions de la COVID-19 préoccupe des chefs autochtones

OTTAWA — Des chefs des Premières nations, des Inuits et des Métis s’inquiètent du nombre croissant d’éclosions de la COVID-19 dans les communautés autochtones et affirment qu’il est de plus en plus difficile de trouver les fonds et l’équipement nécessaires pour y faire face.

Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a déclaré devant un comité de la Chambre des communes que les provinces et les différentes juridictions devraient être prudentes quant à la levée des mesures mises en place pour lutter contre la pandémie, étant donné que le nombre de cas de la COVID-19 dans les Premières nations a augmenté.

Bien que le virus ait pris davantage de temps à atteindre les Premières nations, M. Bellegarde affirme que le nombre de cas augmente chaque jour et que les communautés autochtones ont besoin de plus d’argent que ce que le gouvernement fédéral offre.

M. Bellegarde s’est également dit préoccupé par le fait que les décisions concernant la distribution des ressources aux Premières nations pour faire face à la crise soient prises sans que les chefs autochtones soient consultés.

Natan Obed, le président d’Inuit Tapiriit Kanatami, se dit soulagé que les territoires du Nord aient jusqu’à présent été épargnés des grandes éclosions, mais il a noté que les mesures pour lutter contre la pandémie ont des impacts économiques majeurs sur les territoires inuits déjà en difficulté et il a également demandé à ce que davantage de tests soient faits dans ces régions.

Le vice-président du Ralliement national des Métis, David Chartrand, affirme que les Métis tombent dans les craques du système des juridictions, ce qui, selon lui, a contribué à une forte augmentation des éclosions de la COVID-19 dans les communautés métisses de l’Ouest canadien.