L’Australie ratifie des accords de libre-échange avec l’Inde et la Grande-Bretagne

CANBERRA, Australie — Le Parlement australien a adopté mardi (heure locale) des accords bilatéraux de libre-échange avec l’Inde et la Grande-Bretagne, laissant ces pays partenaires mettre en vigueur les accords.

Les accords sont cruciaux pour que l’Australie diversifie ses exportations du marché chinois en difficulté vers l’Inde et pour le besoin de la Grande-Bretagne de forger de nouvelles relations commerciales bilatérales depuis qu’elle a quitté l’Union européenne.

Les projets de loi ont facilement été adoptés par la Chambre des représentants lundi et le Sénat les a promulgués mardi.

Les accords doivent être ratifiés par les parlements britannique et indien respectifs avant d’entrer en vigueur. Aucune des deux nations ne l’a encore fait.

Le ministre du Commerce, Don Farrell, a indiqué que l’Inde avait démontré son engagement envers le partenariat économique bilatéral par la qualité de l’accord conclu.

«Des liens économiques plus étroits avec l’Inde sont un élément essentiel de la stratégie de diversification commerciale du gouvernement», a déclaré M. Farrell.

Il a dit que l’accord britannique était «crucial» pour stimuler la croissance. 

En vertu de l’accord entre l’Australie et la Grande-Bretagne, plus de 99 % des exportations de marchandises australiennes seront exemptes de droits de douane, notamment la viande ovine, le bœuf, les produits laitiers, le sucre et le vin.

Les taxes sur 90 % des marchandises australiennes exportées vers l’Inde, notamment la viande, la laine, le coton, les fruits de mer, les noix et les avocats, seront également supprimées.

Le premier ministre australien Anthony Albanese a discuté des accords avec le premier ministre indien Narendra Modi et le premier ministre britannique Rishi Sunak la semaine dernière en marge du sommet du G20 en Indonésie.

M. Albanese a annoncé qu’il se rendrait en Inde en mars pour faire avancer l’accord signé en avril.

L’accord britannique a été signé en décembre par l’administration du premier ministre de l’époque, Boris Johnson, et a été critiqué par ses successeurs pour ne pas avoir fourni davantage à la Grande-Bretagne.

Les accords entreraient en vigueur 30 jours après que les pays se soient informés par écrit que la législation de soutien a été adoptée par leurs parlements.

M. Albanese et ses ministres ont accueilli mardi la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Nzogi Okonjo-Iweala, dans la capitale australienne, Canberra.

Le ministre Farrell a fait savoir que les sujets de discussion avec Mme Okonjo-Iweala comprenaient la manière de mettre en œuvre les résultats de la conférence de l’organisme mondial du commerce en juin.

L’OMC a conclu une série d’accords et d’engagements en juin visant à protéger les stocks de poissons provenant de la mer, à élargir la production de vaccins contre la COVID-19 dans les pays en développement, à améliorer la sécurité alimentaire et à réformer un organisme commercial vieux de 27 ans, qui a connu des difficultés ces dernières années.

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