L’avocate de Mark Norman questionne la chef de cabinet du ministre Sajjan

OTTAWA — L’avocate du vice-amiral Mark Norman a soulevé la possibilité que des responsables gouvernementaux aient utilisé plusieurs termes non divulgués pour faire référence à son client dans des communications internes et dissimuler toute trace sur papier.

L’avocate Marie Henein a évoqué les identifiants potentiels en questionnant jeudi la chef de cabinet du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, au sujet des efforts du gouvernement pour rassembler des milliers de documents demandés par l’équipe juridique de M. Norman.

L’ancien vice-chef d’état-major de la défense fait l’objet d’un procès pour abus de confiance à la suite des allégations selon lesquelles il aurait divulgué des secrets du gouvernement au chantier naval Davie dans le cadre d’un contrat de défense de 700 millions $.

Les avocats de M. Norman ont déclaré avoir besoin de l’accès aux documents demandés pour défendre leur client et ont accusé le gouvernement de s’être traîné les pieds et d’avoir choisi avec soin les informations mises à la disposition du tribunal et du public.

Au cours de son interrogatoire, Mme Henein a demandé à la conseillère principale de M. Sajjan, Zita Astravas, si elle avait déjà qualifié M. Norman sur son téléphone intelligent personnel ou son compte courriel personnel d’«un certain officier de la marine», «un certain camarade de la marine» ou «un collègue de la marine».

Mme Astravas a répondu qu’elle ne se souvenait pas d’avoir utilisé de tels termes. Elle a également déclaré qu’elle ne se souvenait pas avoir parlé à quiconque du report du procès de M. Norman, qui devrait s’étaler au-delà des élections fédérales cette année.

Mme Henein n’a pas fourni plus de détails, y compris pourquoi elle avait posé des questions sur les expressions utilisées dans des communications sur le téléphone ou dans le compte courriel personnel de Mme Astravas.