Le Boeing 737 Max reste dangereux, selon des proches des victimes de l’écrasement

OTTAWA, Ill. — Les proches de Canadiens tués dans l’écrasement d’un avion 737 Max de Boeing affirment que l’appareil reste dangereux et devrait demeurer cloué au sol, bien qu’il ait été autorisé à reprendre les airs par les autorités américaines.

Paul Njoroge — dont la femme, les trois enfants et la belle-mère sont décédés dans l’écrasement du vol 302 d’Ethiopian Airlines en mars 2019 — a soutenu devant le comité des transports de la Chambre des communes, mardi, que l’avion est toujours «instable».

Chris Moore, dont la fille compte parmi les 18 passagers canadiens qui ont perdu la vie, se joint à M. Njoroge pour demander une enquête indépendante sur la validation par Transports Canada de l’avion le plus vendu de Boeing.

M. Moore argue que les Canadiens ont le droit de savoir pourquoi Transports Canada n’est pas intervenu, malgré ses préoccupations au sujet du système antidécrochage du 737 Max. Les organismes réglementaires en matière de sécurité ont déterminé que les autorités américaines n’avaient pas correctement examiné ce nouveau système automatisé.

Transports Canada a indiqué la semaine dernière que ses normes de recertification divergeaient de celles des autorités américaines et comprendraient notamment des procédures supplémentaires sur le poste de pilotage et des différences dans la formation des pilotes.

Ces avions ont été interdits de vol à travers le monde, après l’écrasement d’un avion d’Ethiopian Airlines. Cet accident est survenu moins de cinq mois après l’écrasement d’un autre 737 Max, celui-là appartenant au transporteur indonésien Lion Air.

Un total de 346 passagers et membres d’équipages ont été tués à bord des deux appareils.

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