Le Boxing Day de retour à la normale au Québec, selon des centres d’achats

MONTRÉAL — Le premier Boxing Day déconfiné depuis trois ans a attiré les clients en nombres semblables qu’avant la pandémie, malgré l’inflation et la hausse du coût de la vie, se réjouissent plusieurs centres d’achats du Québec.

Le 26 décembre, jour des soldes d’après-Noël, a été peu festif en 2020 et 2021, alors que confinements et mesures sanitaires avaient empêché les Québécois de réveillonner en famille.

Mais cette année, même la tempête qui a obligé nombre de résidants de la région de Québec à célébrer Noël sans électricité, n’a pas affaibli les ardeurs des clients aux Galeries de la Capitale, si l’on en croit le directeur principal de l’expérience de la marque, Patrice Perron.

Il calcule que les Galeries ont vu une hausse de 5 % d’achalandage en comparaison avec 2019, une tendance qui, selon lui, dure depuis plusieurs mois. Le 26 décembre, «nous avons dépassé 40 000 personnes», dit-il.

Au Centre Eaton de Montréal, «on enregistre une légère baisse d’environ 10 % de l’achalandage par rapport au Boxing Day de 2019», explique la directrice marketing chez JLL, Annie Hébert.

Elle considère quand même qu’il s’agit «d’excellents résultats pour nos détaillants» après deux années pandémiques, disant avoir vu «des files d’attente à certaines boutiques».

Du côté du Quartier Dix30 de Laval, «il y avait beaucoup de monde, mais ce n’était pas la folie», juge la gestionnaire marketing Tania Pallares. Elle estime toutefois que la journée la plus achalandée était le 23 décembre, où «c’était complètement rempli».

Il reste encore à savoir combien de ces visites se sont traduites par des achats, considérant que le 26 décembre est aussi une journée toute désignée pour retourner des cadeaux qui ne font pas. Les nombres précis ne seront disponibles que dans quelques semaines.

Les trois porte-paroles se disent toutefois confiants, mentionnant avoir repéré plusieurs files d’attente pour entrer dans des magasins ou de nombreux clients transportant des sacs contenant leurs achats.

L’inflation au second plan

La hausse du coût de la vie ― menée par une inflation de 6,8 % en novembre selon les dernières données de Statistique Canada ― ne semble pas avoir influencé de manière importante les habitudes de consommation.

Un sondage de Léger commandé en octobre par le Conseil canadien du commerce de détail indiquait que les Canadiens entendaient dépenser le même montant que l’année précédente durant le temps des Fêtes, soit 790 $ en moyenne. Les Québécois prévoyaient comme à leur habitude être moins dépensiers, avec une moyenne de 588 $.

Au pays, «les détaillants proposant des bas prix, des rabais et la livraison gratuite sont susceptibles d’intéresser 81 % des consommateurs», révélait aussi le sondage de 2500 répondants. Pas moins de 60 % des Canadiens ont dit qu’ils «rechercheraient plus les aubaines que par les années passées».

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.