Le BQ demandera le report ou le déplacement des Jeux olympiques d’hiver de Pékin

OTTAWA — Le député du Bloc québécois (BQ) Alexis Brunelle-Duceppe plaidera pour le report des Jeux olympiques de Pékin de 2022 lors de l’assemblée générale du Congrès mondial des Ouïghours qui se tiendra à Prague, en République tchèque, de vendredi à dimanche.  

M. Brunelle-Duceppe, qui est le porte-parole en matière de droits de la personne pour le Bloc québécois, tentera de faire adopter une résolution demandant au Comité international olympique (CIO) de même déplacer les Jeux de 2022, s’il le faut.   

Le député de Lac-Saint-Jean à la Chambre des communes reproche à la Chine de ne pas respecter les droits fondamentaux de ses citoyens, notamment les minorités musulmanes du Turkestan oriental. Il y a quelques mois, il a prétendu que la tenue des compétitions en Chine constituerait les « Jeux de la honte ».   

Alexis Brunelle-Duceppe espère le report de l’évènement pour qu’une mission d’observation indépendante juge de l’existence du génocide au Turkestan oriental. En cas de refus de la Chine ou d’un constat par la communauté internationale que des atrocités ont été perpétrées, le déplacement des Jeux devra avoir lieu, selon lui.   

Le député estime que si les Jeux de Tokyo 2020 ont été reportés en raison d’une pandémie, la même logique doit s’appliquer dans le cas de ce qu’il appelle un génocide.

Son chef croit que sa tentative risque de porter fruit.

«Ce qui n’est pas réaliste, c’est de penser qu’on peut fonctionner, à l’échelle internationale, en fermant les yeux sur le génocide d’une nation de 12 millions de personnes, sous prétexte que les gens qui se rendent coupables du dit génocide sont 1,4 milliard et une des plus grandes puissances économiques au monde», a offert Yves-François Blanchet en conférence de presse mercredi matin, à Ottawa.

M. Blanchet s’est dit «extrêmement fier» de son député. 

«Je connais le détail de la démarche dans laquelle il s’est inscrit pour les prochains jours et je pense qu’on pourrait avoir des surprises quant au rayonnement que ça aura», a-t-il déclaré.

Mardi, la Confédération syndicale internationale (CSI), un syndicat ouvrier établi en Belgique, s’est ajoutée à la longue liste des défenseurs des droits de la personne qui s’opposent à la tenue des Jeux olympiques d’hiver à Pékin qui doivent s’ouvrir le 4 février prochain.  

Les gestes allégués reprochés par la Confédération syndicale internationale à la Chine comprennent les travaux forcés, l’emprisonnement de leaders syndicaux et de défenseurs de la démocratie à Hong Kong, l’intimidation auprès de la communauté LGBTQ+, ainsi que la répression de minorités ethniques et religieuses.