Le bureau de Danielle Smith ne dit pas s’il enquêtera sur les allégations d’ingérence

EDMONTON — Le bureau de la première ministre de l’Alberta Danielle Smith affirme qu’il s’agirait d’une faute grave si un membre du personnel avait contacté les procureurs au sujet d’affaires concernant le blocus frontalier de Coutts, mais ne dit pas s’il enquêtera pour déterminer si cela s’est produit.

Le bureau a réagi à un reportage de CBC/Radio-Canada citant des sources anonymes selon lesquelles un membre du personnel du bureau de Mme Smith a envoyé une série de courriels aux procureurs de la Couronne l’automne dernier pour remettre en question leur approche dans ces dossiers.

Dans un communiqué, le bureau de Mme Smith indique que la première ministre n’a pas contacté directement les procureurs et n’a connaissance d’aucun membre de son personnel qui l’aurait fait.

La déclaration indique que le Service des procureurs de la Couronne de l’Alberta fonctionne indépendamment des politiciens et, que si un contact a eu lieu, «des mesures appropriées seront prises».

La déclaration ne dit pas que le bureau de Mme Smith enquêtera, et son bureau n’a pas immédiatement répondu à une demande pour clarifier s’il le fera.

Le Nouveau Parti démocratique de l’Alberta réitère son appel à une enquête indépendante, étant donné que la première ministre du Parti conservateur uni a fait de nombreuses déclarations contradictoires sur les discussions qu’elle aurait eues avec de hauts responsables de la justice sur la façon dont ils traitent les dossiers liés aux protestations contre les restrictions sanitaires liées à la COVID-19.

La Gendarmerie royale du Canada a porté des accusations contre plusieurs personnes impliquées dans le blocus de trois semaines il y a un an visant à protester contre les restrictions liées à la COVID-19. Les accusations vont de méfait à complot en vue de commettre un meurtre.

La police a allégué qu’un groupe présent à la manifestation était prêt à recourir à la force contre des agents si le blocus était interrompu et a qualifié la menace de «très grave».

CBC/Radio-Canada a rapporté jeudi qu’un employé du bureau de la première ministre aurait envoyé des courriels critiquant l’évaluation des accusations par les procureurs et remettant en cause leur vision de cette manifestation au poste frontalier de Coutts.

Le Service des procureurs de la Couronne de l’Alberta a déclaré dans un communiqué: «Ni le sous-ministre adjoint du Service des procureurs de la Couronne de l’Alberta ni le procureur de la Couronne impliqué dans les dossiers de Coutts ne se souvient d’avoir reçu des courriels du bureau de la première ministre.»

«Une telle communication serait exceptionnellement rare et en tant que telle, se démarquerait», ajoute-t-on.

«Cependant, sans voir les courriels en question, aucun autre commentaire ne peut être fourni.»

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