Le Canada continuera de mener l’étude des pêches dans l’Extrême-Arctique

La négociatrice en chef du Canada pour le moratoire international nouvellement signé sur la pêche dans l’Extrême-Arctique affirme que le pays continuera d’être à l’avant-plan des recherches dans la région.

Nadia Bouffard, qui se trouvait mercredi à Ilulissat, au Groenland, où l’accord a été signé, a affirmé que le Canada avait fait preuve de beaucoup de leadership jusqu’à présent dans ce domaine, et elle ne croit pas que cela va changer.

L’accord réunit le Canada et les quatre autres pays côtiers de l’Arctique, ainsi que la Chine, l’Islande, le Japon, la Corée du Sud et les 28 membres de l’Union européenne. Des Inuits de trois pays ont également participé à l’élaboration du traité.

Aucune pêche commerciale n’est pratiquée dans l’Extrême-Arctique, une région située à 200 milles marins de tout littoral et dont la taille équivaut à celle de la mer Méditerranée. Une grande partie de cet océan jadis gelé est maintenant ouverte en été et les pêcheurs se sont montrés intéressés par son potentiel.

Les experts ont applaudi cet accord, qui constitue un rare exemple de mobilisation de la communauté internationale pour prévenir un problème au lieu de réagir à une crise.

Selon Nadia Bouffard, les preuves actuelles suggèrent que les stocks de poisson dans cette zone ne sont pas suffisants pour la pêche commerciale.

«Il n’y a pas assez de biomasse pour soutenir une pêche commerciale», a-t-elle ajouté.

Mais cela pourrait changer à mesure que le climat se réchauffe et que les poissons migrent vers le nord. Mme Bouffard a indiqué que le Canada jouerait un rôle important dans la recherche sur l’ensemble de l’écosystème.

«Nous avons des navires de la Garde côtière qui se rendent dans l’Arctique chaque année. Nous avons une expertise dans le domaine des sciences de la glace et de la pêche.»

La négociatrice a précisé que le programme de recherche s’étendrait au-delà des eaux de l’Extrême-Arctique pour inclure des zones plus proches des côtes.

Selon les termes de l’accord, le programme scientifique doit être défini dans les deux ans suivant l’entrée en vigueur du moratoire. Cela se produira lorsque chaque pays signataire l’aura ratifié, ce qui pourrait prendre un an.

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