Le Canada exigera un test des voyageurs provenant de Chine dès le 5 janvier

Le Canada exigera un test de dépistage de la COVID négatif à partir du 5 janvier pour tous les voyageurs sur les vols en provenance de Chine, de Macau ou de Hong Kong, a annoncé samedi le gouvernement fédéral.

Dans un communiqué diffusé samedi, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a précisé que cette mesure temporaire touchait «les voyageurs par voie aérienne âgés de 2 ans et plus», précisant que ceux-ci devront présenter un résultat négatif à un test de dépistage datant de moins de deux jours avant leur départ.

Les autorités canadiennes ont justifié cette exigence temporaire par «l’augmentation subite des cas de COVID-19 en République populaire de Chine», et la «quantité limitée de données épidémiologiques et liées au séquençage génomique du virus concernant ces cas».

L’annonce s’inscrit dans un contexte d’incertitude par rapport aux risques que représente la réouverture de la Chine, où le nombre de cas a bondi dans les dernières semaines.

«Nos interventions sont dictées par la prudence, et nous n’hésiterons pas à ajuster les mesures pour protéger la santé et assurer la sécurité de la population canadienne. J’encourage tout le monde à tenir à jour leurs vaccins contre la COVID-19, et à continuer d’appliquer des mesures de protection personnelle», a souligné Jean-Yves Duclos, ministre canadien de la Santé, dans le communiqué

L’Agence de la santé publique du Canada n’avait d’abord qu’appelé les voyageurs à la prudence, mais avait finalement décidé d’emboîter le pas aux États-Unis, qui ont annoncé cette nouvelle restriction mercredi.

Plusieurs autres pays contre la France, l’Inde ou le Royaume-Uni ont annoncé des mesures similaires, notamment par crainte de connaître une résurgence des cas à l’intérieur de leurs propres frontières.

Selon le même communiqué, les passagers ayant un résultat de test positif datant de plus de 10 jours – mais inférieur à 90 jours – avant le départ de leur vol peuvent également fournir au transporteur aérien cette documentation au lieu d’un résultat négatif.

Mélanie Joly, ministre canadienne des Affaires étrangères, a souligné que malgré l’évolution de la pandémie, la COVID-19 restait «une menace qui nécessite une coopération mondiale».

«Le Canada reste déterminé à travailler avec ses partenaires mondiaux pour gérer l’intervention en cours contre la COVID-19 et pour améliorer l’état de préparation pour l’avenir. L’ambassade du Canada à Pékin et les consulats en Chine, ainsi que le Centre de surveillance et d’intervention d’urgence à Ottawa, sont prêts à fournir de l’aide consulaire aux Canadiennes et aux Canadiens, au besoin», a-t-elle déclaré dans le même communiqué.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs rencontré vendredi des responsables chinois pour les appeler à effectuer un «partage régulier de données spécifiques et en temps réel sur la situation épidémiologique» afin que les autres pays puissent réagir de façon adéquate.

Dans un communiqué, l’agence a indiqué avoir demandé davantage de données, entre autres sur les hospitalisations, les admissions dans les unités de soins intensifs et les décès liés au virus.

Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse canadienne pour les nouvelles.

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