Le Canada fait la promotion d’études en Chine, malgré les tensions

OTTAWA — Huit jours après que les autorités chinoises eurent emprisonné les Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor, une haute fonctionnaire des Affaires étrangères canadiennes a encouragé les étudiants canadiens à s’inscrire à un programme d’études en Chine.

Sarah Taylor, la directrice générale de la Direction de l’Asie du Nord et de l’Océanie à Affaires mondiales Canada, a fait la promotion du Programme d’échanges académiques Canada-Chine, le 18 décembre, lors d’un événement à l’ambassade chinoise à Ottawa.

Le gouvernement continue de vanter ce programme d’échange lucratif malgré l’avertissement que l’on peut retrouver sur le site gouvernemental, selon lequel les Canadiens qui vont en Chine feraient face à un «risque d’application arbitraire des lois locales».

David Mulroney, un ancien ambassadeur canadien en Chine, estime que les propos de Mme Taylor étaient probablement bien intentionnés, mais selon lui, le Canada ne peut tout simplement pas continuer de faire des affaires comme si de rien n’était avec la Chine, qui détient deux Canadiens en otage.

Adam Austen, un porte-parole de la ministre des Affaires étrangères Chystia Freeland, assure que le Canada continue d’appeler à la libération de MM. Kovrig et Spavor, mais le gouvernement juge que ce programme est important pour les étudiants canadiens et chinois.

Michael Kovrig et Michael Spavor ont été arrêtés neuf jours après que la Gendarmerie royale canadienne (GRC) eut procédé à l’arrestation de la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, à Vancouver le 1er décembre, à la demande des États-Unis qui réclament son extradition pour des accusations de fraude.

 

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