Le Canada réduira son contingent en Ukraine à cause de la COVID-19

OTTAWA — Les Forces armées canadiennes prévoient de retirer les 200 soldats qui se trouvent actuellement en Ukraine et de les remplacer par une très petite unité jusqu’à la fin de la pandémie de COVID-19.

Les soldats rentreront donc au pays comme prévu. On ignore à quelle règle de quarantaine ils devront se soumettre à leur retour. Seront-ils autorisés à entrer chez eux ou devront-ils demeurer encasernés?

Les militaires sont stationnés en Ukraine depuis octobre. Il s’agit du plus récent contingent canadien à prendre part à une mission d’une durée de cinq ans pour former les soldats ukrainiens.

La mission a été lancée en 2015 après l’annexion de la Crimée par la Russie. Moscou soutient aussi les forces séparatistes dans la région orientale du Donbass. La guerre qui sévit là-bas a tué plus de 10 000 personnes et fait plusieurs dizaines de milliers de blessés et de sans-abri.

Le commandement canadien avait évalué, au cours des derniers jours, ses options pour le reste de l’opération Unifier. Des ordres stricts ont été lancés contre les voyages et les activités non essentiels afin de protéger l’armée contre la COVID-19.

«Compte tenu de la situation actuelle de pandémie de COVID-19 au pays et à l’étranger, et de la suspension des activités non cruciales de nos opérations, la décision a été prise de réduire le nombre de membres du personnel devant participer au début avril à l’opération Unifier», a fait savoir par courriel la capitaine Alexia Croizer, du Commandement des opérations interarmées du Canada.

«Environ 200 membres des Forces armées canadiennes devaient être déployés, mais environ 60 membres assureront la relève de la rotation actuelle du personnel qui devrait revenir au Canada à la fin avril après la fin de leur déploiement de six mois.»

Les activités d’entraînement étant suspendues en raison de la COVID-19, les remplaçants canadiens chercheront à se protéger contre la contagion tout en assurant une présence militaire en Ukraine.

Les 140 autres militaires qui devaient être déployés en Ukraine resteront en état alerte élevé au cas où on aurait besoin d’eux dans un court délai, a ajouté Mme Croizer. Le commandement réévaluera la situation en juin pour déterminer s’ils pourront alors rejoindre leurs collègues.

«Toutes les mesures seront prises pour assurer la santé et la sécurité de notre personnel déployé en Ukraine, comme nous le faisons avec nos militaires actuellement en Ukraine dans le cadre de l’opération Unifier.»