Le Canada remercie le patron sortant de l’OMC qui a annoncé son départ

OTTAWA — La ministre fédérale de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international a salué jeudi la contribution apportée par Roberto Azevedo à la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Mary Ng a souligné l’appui qu’a donné le directeur général de l’organisation, qui a annoncé son départ pour le 31 août, aux efforts menés par le Canada dans ce domaine.

M. Azevedo quittera ses fonctions 12 mois avant la fin de son mandat de huit ans à la tête d’une organisation qui a été critiquée par le gouvernement Trump qui lui reproche d’avoir favorisé la Chine au détriment des États-Unis.

L’annonce de son départ survient le même jour de la signature d’une déclaration conjointe par le Canada et 48 autres membres de l’OMC affirmant leur soutien aux petites et moyennes entreprises touchées par la crise de la COVID-19.

Le Canada, le chef de file d’une coalition d’une dizaine de pays qui veulent réformer l’OMC et la protéger contre le gouvernement américain, rappelle le rôle central joué par l’organisme dans les échanges commerciaux à l’échelle de la planète.

M. Azevedo a évoqué des raisons personnelles pour expliquer son départ, affirmant qu’il agissait dans les intérêts supérieurs de l’OMC.

«Le Canada a apprécié son leadership et son dévouement au commerce fondé sur des règles, ainsi que son soutien au travail du Groupe d’Ottawa dirigé par le Canada sur la réforme de l’OMC», a déclaré Mme Ng dans un communiqué.

Les États-Unis ont notamment bloqué les nominations visant à pouvoir les postes vacants à l’Organe d’appel, qui est en quelque sorte la cour d’appel de l’Organe de règlement des différends de l’OMC.

En raison de ce manque de juges, le Canada s’est joint à l’Union européenne pour maintenir le mécanisme de règlement des différends commerciaux mondiaux.

Debra Steger, qui était la négociatrice principale du Canada lors de la création de l’OMC en 1995, a déclaré que l’organisation devait agir pour corriger les lacunes de sa structure de gestion et de gouvernance.

«Le manque de leadership dans la planification stratégique et l’élaboration des politiques sont les principaux problèmes de l’OMC», a-t-elle souligné.