Le Canada se réjouit du début de la vaccination contre la COVID-19 en Afrique

OTTAWA — La ministre du Développement international, Karina Gould, estime que la première injection d’un vaccin contre la COVID-19 au Ghana est une étape importante pour un nouveau programme mondial de partage de vaccins créé pour envoyer des doses aux pays à faible revenu.

Mais le Nouveau Parti démocratique (NPD) veut que la Chambre des communes blâme le gouvernement canadien, qui est le seul pays du G7 à accepter des doses du vaccin d’AstraZeneca par le biais du programme, connu sous le nom de COVAX, plus tard cette année.

Quelque 600 000 doses du vaccin d’AstraZeneca sont arrivées mercredi au Ghana, en Afrique de l’Ouest, des mois après le déploiement des vaccins au Canada et dans le reste du monde développé, ce qui a souligné l’iniquité que COVAX cherchait à éviter.

COVAX a été fondé l’année dernière avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour envoyer des vaccins dans des pays qui n’en ont pas les moyens. Les pays riches qui ont beaucoup investi dans le programme, comme le Canada, ont droit à des doses pour leur propre usage intérieur.

La porte-parole du NPD en matière de développement, Heather McPherson, affirme que la décision du Canada d’exercer son droit légal en pigeant dans les doses de COVAX met en évidence le fait que le gouvernement libéral n’a pas réussi à garantir un approvisionnement suffisant en vaccins au Canada.

Elle dit qu’elle fera pression sur le Comité permanent des affaires étrangères et du développement international des Communes pour que la motion de son parti soit débattue et soumise à un vote au Parlement.

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