Le Canada souhaite un retour au calme en Haïti avec l’envoi de matériel militaire

OTTAWA — Le Canada veut jouer un rôle pour aider à «améliorer la sécurité» en Haïti avec l’envoi de matériel militaire à la Police nationale du pays, selon le premier ministre Justin Trudeau.

Le gouvernement fédéral a confirmé samedi soir que de l’équipement spécialisé, dont des véhicules blindés, avait atterri en Haïti pour aider la police locale à combattre l’un des gangs les plus puissants du pays. Il a noté que les appareils avaient été achetés par le gouvernement haïtien, mais n’a pas précisé le montant déboursé.

La livraison a été organisée conjointement entre le Canada et les États-Unis.

L’impasse qui perdure entre les gangs et le gouvernement d’Haïti met à rude l’épreuve le pouvoir de l’État et menace de faire dérailler davantage un pays où des millions de personnes luttent déjà pour trouver du carburant et de l’eau potable.

Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), 60 % de la capitale du pays — Port-au-Prince — est contrôlée par les gangs. La semaine dernière, le premier ministre Ariel Henry avait imploré la communauté internationale de déployer des troupes en sol haïtien pour maîtriser la situation.

Dans une série de messages publiés sur Twitter, M. Trudeau a souligné que l’équipement «aidera la police dans sa lutte contre les gangs criminels et contribuera à améliorer la sécurité».

«Le Canada et les États-Unis restent déterminés à soutenir la PNH (Police nationale d’Haïti) dans son travail de protection et de service du peuple haïtien. De concert avec les partenaires internationaux, nos gouvernements travailleront avec les partenaires haïtiens pour renforcer la capacité d’Haïti à former des policiers supplémentaires et à améliorer les opérations de mise en application de la loi», a ajouté le gouvernement fédéral dans un communiqué.

Les responsables haïtiens ont aussi averti la communauté internationale qu’une récente épidémie de choléra pourrait s’aggraver en raison de la disponibilité limitée d’eau et d’autres fournitures de base. Vendredi, l’UNICEF a averti que près de 100 000 enfants de moins de cinq ans souffrent déjà de malnutrition aiguë sévère et sont vulnérables au choléra.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit discuter de la question et recevoir un rapport du bureau de l’ONU en Haïti lundi.

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