Le capitaine du CH doit apprendre le français, selon les chefs de parti

VAL-D’OR — Le nouveau capitaine du Canadien de Montréal doit apprendre le français, estiment les différents chefs des partis politiques. 

Le Tricolore a annoncé lundi matin la nomination du jeune attaquant Nick Suzuki. L’athlète originaire de London, en Ontario, a dit quelques mots en français en mêlée de presse: «C’est un honneur de devenir capitaine du Canadien de Montréal». 

Le hockeyeur de 23 ans a affirmé avoir suivi des cours en ligne cet été et avoir eu des cours de français pendant la majorité de sa scolarité. Il a toutefois convenu d’être plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral. Suzuki souhaite améliorer sa connaissance de la langue de Molière. 

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, encourage fortement le 31e capitaine de la formation montréalaise à poursuivre son apprentissage. 

«Simplement parce qu’être capitaine du Canadien, c’est créer un lien avec toute une population qui offre son soutien inconditionnel à ce club-là depuis des générations. Qu’est-ce que ça coûte de prendre des cours de français, d’évoluer vers un français fonctionnel lorsque les médias nous interpellent?», a mentionné le chef du PQ, appelé à commenter cette nomination en point de presse, à Val-d’Or. 

M. St-Pierre Plamondon s’est montré heureux du choix du club. Un «très bon choix» représentant le «symbole du renouvellement», a affirmé le chef péquiste. 

D’après lui, l’attaquant semble avoir la personnalité pour persister dans ses efforts pour une meilleure maîtrise de la langue. 

Le leader de la Coalition avenir Québec et premier ministre sortant, François Legault, s’est aussi réjoui de la nomination.  

«C’est le meilleur joueur avec Cole Caufield. (…) Par contre, il va falloir qu’il apprenne le français», a-t-il conclu en mêlée de presse. 

La cheffe libérale Dominique Anglade croit également que ce «serait une bonne chose» que Suzuki apprenne le français. 

«Si tu viens au Québec, c’est une opportunité pour toi d’apprendre notamment davantage une langue, et le français dans ce cas-ci», a-t-elle déclaré en mêlée de presse, à Thetford Mines. 

Chez Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois n’y a pas vu de problème. «Moi, ça ne me dérange pas qu’initialement, le capitaine ne parle pas français. Nick Suzuki est encore tout jeune. Ça serait un beau geste envers les fans qu’il fasse quelques efforts pour apprendre le français.»

La vice-présidente aux communications de l’équipe, Chantal Machabée, et le directeur général Kent Hughes ont aussi évoqué l’idée d’embaucher un enseignant de français pour toute l’équipe. M. Hughes a dit que tous les joueurs seront encouragés à apprendre le français, et non seulement Suzuki. 

– Avec la contribution de Patrice Bergeron et Caroline Plante

Cette dépêche a été rédigée avec l’aide financière des Bourses de Meta et de La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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