Le cardinal Ouellet poursuit une femme pour diffamation

ROME — Le cardinal Marc Ouellet a déposé mardi devant un tribunal du Québec une poursuite en diffamation contre une femme qui l’accuse de l’avoir agressée sexuellement pendant qu’il était archevêque de Québec.

Le cardinal Ouellet, le préfet de la Congrégation pour les évêques, réclame une indemnisation de 100 000 $ pour une atteinte à sa réputation, son honneur et sa dignité, selon une copie de la poursuite fournie par son bureau.

La femme, identifiée seulement comme «F.», est l’une des nombreuses participantes à une action collective intentée contre le diocèse de Québec en avril, et qui accuse plusieurs prêtres, dont monseigneur Ouellet, d’agression sexuelle. La femme reproche à monseigneur Ouellet quatre incidents d’attouchements sexuels inappropriés à la fin des années 2000.

La demande déposée par le cardinal Ouellet mardi devant la Cour supérieure du Québec nie à nouveau qu’il ait quoi que ce soit à se reprocher et répète qu’il n’a aucun souvenir d’avoir rencontré F.

Même si les allégations sont vraies, poursuit la demande, les accusations spécifiques de la femme concernant son comportement présumé ne constituent pas une «agression sexuelle» ou l’agression sexuelle d’une mineure, qui sont les autres crimes couverts par l’action collective.

La demande ajoute que le cardinal Ouellet a subi une angoisse psychologique importante depuis que les allégations de la femme ont été rendues publiques et que sa réputation internationale a été grandement ternie.

Le pape François a mis fin à l’enquête de l’Église concernant le cardinal Ouellet après que le prêtre enquêteur qui a rencontré F a déterminé qu’il n’y avait pas lieu de poursuivre, puisque la femme n’a pas formulé d’accusations qui le justifierait.

Les avocats de monseigneur Ouellet ont précisé que toute indemnisation sera versée au combat contre les agressions sexuelles des Autochtones du Canada.

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