Le chef de la Première Nation de Long Point réclame l’aide de la GRC ou de l’armée

La Première Nation de Long Point a déclaré l’état d’urgence sur son territoire, dimanche, et le chef du conseil de cette communauté réclame maintenant de l’aide pour le faire respecter.

Lundi, Steeve Mathias a envoyé des lettres aux premiers ministres Justin Trudeau et François Legault.

Il demande de l’aide pour assurer le maintien de l’ordre public sur son territoire, situé en Abitibi, afin de le protéger de la COVID-19.

Il réclame plus d’agents de la Sûreté du Québec (SQ) qui, selon lui, sont en nombre «nettement insuffisant» en ce moment. Il propose l’envoi d’agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ou même de membres des Forces armées canadiennes si la SQ ne peut pas déployer chez lui plus d’effectifs.

«Long Point est laissée à elle-même. C’est inacceptable et intolérable. Les gouvernements doivent prendre leurs responsabilités et venir nous aider à faire face à cette crise qui nous affecte tous et qui nous oblige à prendre des mesures exceptionnelles pour assurer la santé et la sécurité de nos membres», écrit le chef Mathias dans un communiqué publié lundi matin.

L’état d’urgence interdit aux membres de la communauté anicinabek de sortir du territoire sauf pour les cas de forces majeures, comme les rendez-vous médicaux ou l’approvisionnement de denrées alimentaires.

Le territoire est également fermé aux visiteurs, sauf ceux qui fournissent des services essentiels.

Le conseil a placé des points de contrôle sur la route menant au territoire de Long Point.

L’état d’urgence local est décrété pour une période de 20 jours.

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