Le chef de l’APN réclame une modificiation à la Constitution

OTTAWA – Le chef de l’Assemblée des Premières Nations (APN) souhaite que la Constitution soit modifiée pour prévoir la participation des leaders autochtones aux sommets entre le premier ministre et ses homologues des provinces et territoires.

Le chef Perry Bellegarde soutient que d’ici là, ses confrères et lui continueront à être exclus de réunions comme celle de vendredi, à Ottawa.

Les chefs autochtones ont été conviés à la rencontre de l’avant-midi entre Justin Trudeau, le vice-président américain Joe Biden et les premiers ministres des provinces et territoires. Ils n’ont cependant pas pu participer à la rencontre fédérale-provinciale qui s’est ensuivie sur la lutte aux changements climatiques.

Or, considérant leur mode de vie traditionnel, ils disent être parmi les plus grandes victimes du réchauffement planétaire — alors qu’ils n’en portent pas la responsabilité. Les chefs jugent qu’ils devraient ainsi être pleinement impliqués dans le processus décisionnel sur la question.

La Constitution ne reconnaît pas les leaders des Premières Nations, des Métis et des Inuits comme des représentants d’un ordre de gouvernement, déplore le chef Bellegarde, qui revendique du même souffle une matérialisation du droit à l’autodétermination.

Il s’est néanmoins réjoui d’avoir pu prendre part à la réunion de vendredi matin, où il a été question des priorités autochtones sur le plan du climat.

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