Le chef Perry Bellegarde ne sollicitera pas un troisième mandat à la tête de l’APN

OTTAWA — Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde, ne sollicitera pas un troisième mandat l’été prochain.

M. Bellegarde, qui occupe ce poste depuis 2014, a souligné sur Twitter lundi qu’il avait plaidé avec succès pour l’adoption de lois qui protègent les enfants et les langues autochtones. Il s’est aussi félicité du dépôt aux Communes d’un nouveau projet de loi pour mettre en oeuvre la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Il a soutenu que sa défense des intérêts des Premières Nations avait également contribué à obtenir plus de 27 milliards $ de nouveaux fonds et attiré une attention plus large sur les questions touchant les Premières Nations.

«Les problèmes et les préoccupations dont nous parlions uniquement entre nous, autour de la table de la cuisine, sont désormais tous les jours dans les médias, au centre du débat public», a-t-il déclaré.

Il a estimé que ces réalisations devraient inciter les dirigeants autochtones à continuer de militer pour obtenir de meilleures conditions de vie pour les communautés.

«Nous devons tendre la main à nos frères et sœurs non autochtones qui comprennent qu’il ne peut y avoir de réconciliation sans transformation», a-t-il fait valoir. «Nous devons mobiliser nos alliés au sein du gouvernement — quel que soit le parti auquel ils appartiennent — qui ont le courage (et) la conviction de soutenir le changement.»

Le premier ministre Justin Trudeau a affirmé lundi lors d’une conférence de presse à Ottawa que M. Bellegarde était un leader et un défenseur infatigable des Premières Nations.

«Des gens de partout au pays se joignent à moi pour reconnaître et célébrer ses années de dévouement au service des communautés des Premières Nations», a dit M. Trudeau. «Nous continuerons de travailler avec le chef national pour faire avancer les priorités identifiées par les Premières Nations, y compris protéger les communautés des Premières Nations de cette pandémie.»

Une assemblée générale cette semaine

M. Bellegarde a indiqué qu’il s’adresserait aux chefs des Premières Nations lors de l’assemblée générale annuelle de 2020, qui se tiendra en mode virtuel cette semaine, après avoir été reportée l’été dernier en raison de la pandémie de COVID-19.

«Je serai à la fois excité et anxieux, mais surtout fier du travail que nous avons accompli ensemble», a-t-il dit. «Nous avons encore beaucoup de travail à faire, alors luttons ensemble pour les priorités des Premières Nations jusqu’à la fin.»

Avant de devenir chef national, Perry Bellegarde, 58 ans, a été chef régional de l’APN pour la Saskatchewan et chef de la Federation of Saskatchewan Indian Nations. Il a également été conseiller et chef de la nation de Little Black Bear, en Saskatchewan.

Le chef national de l’APN est élu tous les trois ans pour diriger l’organisme qui représente plus de 600 communautés des Premières Nations au Canada — sans les Métis et les Inuits, qui ont leur propre organisation.

Lors de son assemblée générale, qui commence mardi, l’APN devrait exhorter le gouvernement fédéral à s’attaquer aux inégalités auxquelles sont confrontées les Premières Nations pendant la pandémie, et à soutenir une éducation, des ressources et des infrastructures de soins de santé sécuritaires et de haute qualité, entre autres.

On s’attend également à ce que l’organisation crée le Conseil des anciens combattants des Premières Nations pour promouvoir la reconnaissance de leur contribution au sein de l’armée et de la Gendarmerie royale du Canada.

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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