Le CISSS annule la suspension imposée à l’infirmière qui a mangé une toast

MONTRÉAL — La suspension de trois jours imposée à une infirmière de Longueuil qui a mangé une toast au beurre d’arachide au travail a été annulée lundi par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est, qui reconnaît que «la mesure était trop sévère pour le geste commis».

Dans un communiqué, le CISSS dit avoir «pris connaissance de l’ensemble de la situation» et indique avoir annulé la suspension imposée à l’infirmière, qui travaille au Centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) du Chevalier-De Lévis, à Longueuil.

Cette histoire faisait les manchettes depuis que Le Journal de Montréal a révélé, vendredi dernier, que l’infirmière avait été suspendue la veille par le CISSS pour avoir mangé une toast au beurre d’arachide au travail le 2 octobre. Ce geste était alors considéré comme «un manquement grave (aux) obligations de loyauté et d’honnêteté», de l’avis du CISSS.

Or, après avoir rencontré l’infirmière concernée et ses représentants syndicaux, lundi, le CISSS de la Montérégie-Est a fait marche arrière.

«Considérant les écarts dans le traitement de cet événement, la mesure est invalidée et retirée du dossier de l’employée. La mesure était trop sévère pour le geste commis», peut-on lire dans le communiqué du CISSS.

«Nous avons rencontré l’employée et nous sommes excusés auprès d’elle. Cette situation ne remet pas en doute ses compétences professionnelles. Nous lui offrons tout le soutien nécessaire. Le mécanisme de traitement des mesures disciplinaires sera analysé et révisé afin qu’une telle situation ne se reproduise plus.»

Lorsqu’elle s’est confiée au Journal, l’infirmière, qui souhaitait conserver l’anonymat, a expliqué qu’elle avait décidé de manger la rôtie puisqu’elle n’avait pas eu le temps de déjeuner avant de se rendre au travail et qu’elle ne savait pas qu’il lui était interdit de le faire.

Son employeur lui avait reproché ces gestes, puisque ceux-ci entachaient la réputation de l’établissement et nuisaient à sa propre crédibilité professionnelle, selon le Journal.

Lundi, la ministre déléguée à la Santé et aux Aînés, Sonia Bélanger, est intervenue dans le dossier.

«J’ai demandé au CISSS des explications et le PDG a convenu que la mesure était trop sévère. Le CISSS va rencontrer l’infirmière (aujourd’hui) pour s’excuser et l’informer qu’ils annulent leur décision. Les gestionnaires impliqués seront rencontrés», a-t-elle écrit sur Twitter.

En plus d’annuler la sanction, le CISSS a aussi fait son mea culpa.

«Nous sommes désolés de cette situation et réitérons que les gestionnaires sont disponibles, à l’écoute et bienveillants pour les employés. Nous remercions nos employés pour leur dévouement et la qualité de leur travail.»

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