Le Code criminel viole les droits des travailleuses du sexe, plaide une alliance

OTTAWA — Une alliance de 25 groupes de défense des droits des travailleuses du sexe demande à la Cour de justice de l’Ontario d’invalider plusieurs articles du Code criminel comme étant inconstitutionnels.

L’Alliance canadienne pour la réforme des lois sur le travail du sexe affirme que ces articles violent les droits garantis par la Charte des travailleuses du sexe à la sécurité, à l’autonomie personnelle, à la vie, à la liberté, à la liberté d’expression, à la liberté d’association et à l’égalité.

La coordinatrice du groupe, Jenn Clamen, affirme que les travailleuses du sexe subissent de plus en plus la répression des forces de l’ordre en raison des dispositions criminelles.

Les militants disent qu’ils attendent patiemment que les parlementaires respectent les droits des travailleuses du sexe.

La Cour suprême du Canada a statué en 2013 que trois interdictions sur la prostitution étaient inconstitutionnelles parce qu’elles portaient préjudice aux travailleuses du sexe et enfreignaient leurs droits à la liberté et à la sécurité.

L’alliance estime que le gouvernement conservateur de l’époque a raté une occasion d’améliorer les choses pour les travailleuses du sexe et a plutôt introduit de nouvelles lois qui ont eu des effets négatifs.

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