Le Collectif 8 mars réussit à rencontrer le premier ministre Couillard

MONTRÉAL — Les 11 groupes qui forment le Collectif 8 mars ont finalement réussi à rencontrer le premier ministre Philippe Couillard, vendredi à Montréal, pour lui rappeler certaines de leurs revendications.

Et la nouvelle présidente de la Fédération des femmes du Québec, Gabrielle Bouchard, porte-parole du Collectif 8 mars, croit que le contexte préélectoral n’y est pas étranger, a-t-elle admis, vendredi, juste avant la rencontre aux bureaux du premier ministre.

L’an dernier, ni la présidente de la FFQ, Mélanie Sarazin, ni les groupes qui l’accompagnaient n’avaient réussi à rencontrer le premier ministre. Mais cette année, les portes se sont ouvertes et en présence aussi de la ministre responsable de la Condition féminine, Hélène David.

«Je crois définitivement que les élections ont un rôle à jouer; le fait que des élections s’en viennent bientôt, le fait qu’il y a un momentum social. Présentement, on est dans un moment où l’ensemble des citoyens écoutent les revendications des femmes au Québec. Et le premier ministre n’est pas seulement surveillé par le Collectif 8 mars, mais il est surveillé par l’ensemble de la population québécoise», a opiné Mme Bouchard.

Entre autres sujets, Mme Bouchard et les 10 autres représentantes voulaient entretenir le premier ministre et la ministre du lien entre la pauvreté des femmes et le salaire minimum. Celui-ci est actuellement à 11,25 $ l’heure; il doit être porté à 12 $ le 1er mai.

«Soixante-pour cent des personnes qui ont le salaire minimum sont des femmes. Donc, pour nous, l’augmentation du salaire minimum à 15 $, qui va permettre aux gens de sortir de la pauvreté, est un enjeu féministe et est un enjeu que le Collectif 8 mars tient à porter», a martelé Mme Bouchard.

Ces groupes tenaient également à rappeler au gouvernement Couillard l’importance de «mener une vraie offensive» contre la violence faite aux femmes et l’importance de favoriser la conciliation travail-famille-étude.

Les 11 organisations qui forment le Collectif 8 mars sont l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Femmes de diverses origines et la Fédération des femmes du Québec (FFQ). Ensemble, ces groupes représentent 700 000 femmes.

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