Le commandant de la Marine tient à ses 15 navires, alors qu’on réexamine le dossier

OTTAWA — Le commandant de la Marine royale canadienne admet que la capacité de l’armée à survivre ces dernières années avec seulement 12 frégates pourrait être utilisée pour justifier une réduction permanente de la taille de la flotte du Canada.

Mais le vice-amiral Angus Topshee affirme tout de même qu’on peut directement attribuer au manque de navires certaines des limites actuelles de la Marine canadienne, notamment l’incapacité de déployer en même temps deux de ses frégates en Europe et dans la région Asie-Pacifique.

Les commentaires du vice-amiral Topshee interviennent alors que le gouvernement fédéral réévalue les coûts de construction de 15 nouveaux navires à partir du début des années 2030.

Cette nouvelle flotte remplacerait les 12 frégates actuelles de la Marine, ainsi que trois destroyers canadiens qui ont été retirés il y a près de dix ans.

Les responsables avaient précédemment fixé le coût de construction de ces 15 nouveaux navires à environ 60 milliards $. Mais il est de plus en plus admis que des milliards de dollars supplémentaires seront nécessaires, en raison notamment de l’inflation croissante et des délais constants.

Certains observateurs craignent que ces dépassements prévisibles de coûts n’incitent le gouvernement à réduire la taille de la commande — et de la flotte de la Marine canadienne. Mais le vice-amiral Topshee assure que la Marine a besoin de ces 15 navires si elle veut accomplir pleinement la tâche qu’on lui confie.

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