Le commandant des Forces spéciales accusé pour un coup de feu accidentel

OTTAWA – Le commandant des Forces d’opérations spéciales du Canada devra comparaître en Cour martiale pour avoir tiré accidentellement un coup de feu en chargeant son arme lors d’une visite en Irak, en décembre dernier. Personne n’a été blessé dans l’incident.

Le major-général Michael Rouleau soutient qu’il a signalé immédiatement l’incident au chef d’état-major. À l’issue de l’enquête, il a été formellement accusé en vertu de la Loi sur la défense nationale. Dans un message aux quelque 2000 membres des Forces spéciales, M. Rouleau dit assumer l’entière responsabilité de cette erreur, et regrette que l’affaire détourne l’attention du public.

Aucune date n’a encore été fixée pour la suite des procédures en Cour martiale, ont indiqué les autorités.

M. Rouleau est un militaire de carrière. Il avait joint la Deuxième Force opérationnelle interarmées en 1994, avant de diriger l’unité du contre-terrorisme. Il a pris les commandes des Forces d’opérations spéciales du Canada en février 2014.

Le major-général Rouleau n’est pas le premier officier de haut rang à être poursuivi en Cour martiale pour un tel accident. Le brigadier-général Daniel Ménard avait été condamné à une amende de 3500 $ pour avoir tiré deux coups de feu à l’aérodrome de Kandahar, en 2010, alors qu’il était commandant des troupes canadiennes en Afghanistan.

Le lieutenant-colonel Gilles Fortin a quant à lui été condamné à une amende de 1500 $ pour avoir tiré accidentellement un coup de feu de son pistolet à l’aéroport international de Kaboul en 2012.

Jusqu’à 200 militaires des Forces d’opérations spéciales du Canada ont été déployés en Irak pour prêter main-forte aux combattants kurdes, les peshmergas, dans leur guerre contre le groupe armé État islamique.

Ces forces spéciales ont aussi été déployées ailleurs dans le monde par le passé, notamment au Bélize et au Niger.