Le Conseil national du PCC suspend un membre qui a tenté de révoquer M. O’Toole

OTTAWA — Un membre du Conseil national du Parti conservateur du Canada a été suspendu après avoir tenté de déclencher un examen précoce du leadership d’Erin O’Toole.

Bert Chen a siégé en tant que représentant de l’Ontario lorsqu’il a lancé une pétition en ligne pour recueillir des signatures dans l’espoir que le Conseil organise un référendum avant 2023.

M. Chen a lancé la pétition dans les 24 heures suivant la défaite électorale des conservateurs le 20 septembre, ce qui en fait la première question ouverte du mandat d’Erin O’Toole.

M. Chen croit que les membres ont le sentiment que M. O’Toole a trahi les valeurs du parti en matière de dépenses et d’un prix du carbone à la consommation sur le carburant.

Le président du parti, Rob Batherson, a ajouté dans un communiqué que la suspension pouvant aller jusqu’à 60 jours fait suite aux plaintes reçues au sujet de la conduite de M. Chen et qui feront également l’objet d’une enquête.

Le chef conservateur Erin O’Toole a tenté de montrer une facette plus modérée de son parti dans l’espoir que cela rapporterait plus d’électeurs à son parti. Or, cela a irrité certains conservateurs parce qu’il s’est présenté comme le candidat «vraiment bleu» pour gagner la base conservatrice lors de la course à la direction de l’année dernière.

Dans une publication sur Facebook, M. Chen qualifie sa suspension de «moyen de faire taire les membres conservateurs qui ont perdu confiance dans le leadership d’Erin O’Toole». 

Il estime que beaucoup veulent qu’il soit renvoyé «pour avoir vendu leurs croyances pour une tentative ratée de pouvoir».

«Je suis impatient de continuer à représenter les membres qui m’ont élu dans leurs vœux pour un nouveau chef après cette période de 60 jours». 

M. Batherson, le président du parti, indique qu’un comité examinera les plaintes déposées contre M. Chen et recommandera au Conseil national s’il a agi d’une manière qui pourrait nuire à sa réputation ou à celle du chef ou du parti.

La semaine dernière, le caucus de M. O’Toole a voté en faveur de l’octroi du pouvoir de l’évincer de son poste de chef, bien que, pour ce faire, au moins 20 % des membres doivent d’abord signer un avis écrit pour forcer un vote à bulletin secret. 

Le chef conservateur a affirmé qu’il croyait avoir le soutien de ses 118 députés élus pour rester en poste et qu’il soutenait que le caucus avait le pouvoir de revoir son leadership, car cela crée de la transparence.

De nombreux députés ont montré publiquement leur soutien à M. O’Toole par des déclarations sur les réseaux sociaux mettant en garde contre le fait de se précipiter pour le remplacer en tant que chef, craignant le message que cela pourrait envoyer aux électeurs.

La députée albertaine Shannon Stubbs est la seule voix du groupe à appeler publiquement la base du parti à pouvoir voter sur le leadership de M. O’Toole au cours des six prochains mois au lieu d’avoir à attendre le prochain congrès national du Parti conservateur en 2023.

Mme Stubbs a déclaré qu’elle voulait savoir ce que M. O’Toole voulait dire lorsqu’il a déclaré le soir des élections que les conservateurs devaient avoir le courage de changer. Elle a souligné que les membres devraient avoir un droit de regard direct sur la modification des politiques et des valeurs du parti. 

M. O’Toole n’a pas répondu directement s’il allait essayer de faire avancer la révision prévue par les députés. 

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.