Le coroner témoigne à l’enquête sur les meurtres et le suicide d’un vétéran

GUYSBOROUGH, N.-É. — Lionel Desmond, un vétéran de la guerre en Afghanistan, a tué sa femme, sa fille et sa mère à bout portant, avant de se tirer une balle dans le front, a raconté jeudi un pathologiste lors d’une audience de l’enquête publique portant sur cette tragédie.

Le coroner en chef adjoint de la Nouvelle-Écosse, le docteur Erik Mont, a décrit les autopsies effectuées par ses équipes.

Il a expliqué que des traces de trazodone, un antidépresseur, avaient été découvertes dans le corps de M. Desmond, qui souffrait du syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Toutefois, il n’a pu dire si cela avait influencé l’état mental du militaire.

Le docteur Mont a indiqué que M. Desmond était mort sur le coup: la balle qu’il s’est tirée dans la tête avec une carabine de style militaire a provoqué de graves blessures à son cerveau.

Ces blessures étaient si importantes qu’il a été impossible de déterminer s’il y avait des traces de lésions cérébrales connues sous le nom d’encéphalopathie traumatique chronique, ou ETC, dans le cerveau de l’ancien soldat.

Adam Rodgers, l’avocat représentant la succession de Lionel Desmond, a noté que des liens avaient été établis aux États-Unis entre l’ETC et les suicides chez les athlètes professionnels. Il a demandé si une analyse était en cours en Nouvelle-Écosse pour retracer l’étendue des diagnostics d’ETC dans la province.

Le docteur Mont a dit que ces lésions cérébrales étaient rarement diagnostiquées. Son bureau n’a pas étudié les liens possibles entre l’ETC et les suicides chez des hommes jeunes.

Dans un message publié en décembre 2016 sur sa page Facebook, M. Desmond avait déclaré qu’il s’était cogné la tête sur un véhicule blindé léger et avait souffert de spasmes au dos après être tombé d’un mur. Il a aussi écrit qu’on lui avait dit qu’il souffrait du SSPT.

L’enquête doit notamment permettre de déterminer si Lionel Desmond avait accès à des services en matière de santé mentale et de violence conjugale — et s’il aurait dû être autorisé à acheter une arme à feu le jour de la tragédie survenue le 3 janvier 2017, à Upper Big Tracadie.

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