Le dépistage de la COVID-19 a joué un rôle important en Colombie-Britannique

VANCOUVER — Des personnes âgées s’étant plaintes de fatigue, de confusion ou qui ne se sentaient simplement pas bien ont été testées pour la COVID-19, permettant aux autorités de Vancouver Coastal Health d’étouffer le virus, a affirmé un dirigeant du domaine de la santé.

Le médecin en chef Michael Schwandt a affirmé qu’ils ont commencé à effectuer des tests de dépistage réguliers et à grande échelle, et pas seulement auprès des gens démontrant des symptômes du virus.

Selon le docteur Schwandt, cette décision a permis d’identifier des cas en développement avant que le virus puisse se propager dans des résidences de soins et avoir des effets dévastateurs.

«Nous avons réalisé qu’il est fréquent que les personnes ne déclarent pas de symptômes ou que des personnes souffrant de maladies chroniques soient plus lentes à percevoir des symptômes ou les attribuent à des conditions médicales dont elles souffrent déjà», a-t-il dit lors d’un entretien.

Le centre de soins Lynn Valley, à North Vancouver, a été le premier établissement du genre à rapporter une infection au nouveau coronavirus en Colombie-Britannique le 6 mars. Jeudi, le dernier cas a été annoncé résolu.

Des cas de la COVID-19 ont été rapportés dans 34 établissements de soins de la Colombie-Britannique depuis le début de la pandémie, mais plus de la moitié de ces résidences n’ont plus de cas.

La médecin en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, a noté que la plupart des décès liés à la COVID-19 dans la province sont survenus dans ces établissements.

Plus de 400 résidents ou membres du personnel des maisons de soins de la Colombie-Britannique ont subi des contrôles positifs au virus. Du côté des installations de Vancouver Coastal Health, des infections ont été rapportées dans 14 établissements de soins de longue durée et deux résidences de soins intensifs.

M. Schwandt croit toutefois que Vancouver Coastal Health a appris des expériences difficiles ailleurs au pays et sur la scène internationale.

«À la suite de quelques contaminations, nous avons commencé à faire des tests auprès de tout le personnel, peu importe s’ils présentaient des symptômes ou non et nous avons découvert que certaines personnes qui ne ressentaient pas de symptômes sont ensuite devenues malades avec la COVID-19», a-t-il dit.

Les employés ont donc commencé à utiliser de l’équipement de protection personnelle, les visites ont été interdites et les personnes infectées ont été placées en isolement.

Des tests de dépistage ont ensuite été effectués à grande échelle dans les établissements.

«Dans certains cas, nous avons découvert que la COVID-19 avait contaminé de l’équipement ou des secteurs des édifices, a-t-il noté. C’est un aspect de la maladie duquel nous avons encore des choses à apprendre.»

Les édifices ont été nettoyés en profondeur, tout comme l’équipement. M. Schwandt a affirmé qu’il recommande d’être «très proactif» avec les tests dans les établissements et vigilant dans le dépistage des cas.

«Même s’il n’y a eu que de faibles contacts, nous avons découvert que la transmission était possible entre les résidents et le personnel. Il est donc important d’être au courant de tout contact et de découvrir tout symptôme», a-t-il insisté.

Et si les dangers associés à la maladie du nouveau coronavirus semblent plus sérieux auprès des aînés, M. Schwandt a indiqué que plusieurs personnes touchées se sont rétablies.