Le député provincial Gerry Sklavounos s’attire de sévères critiques

MONTRÉAL – Le mea-culpa plutôt tiède de Gerry Sklavounos a créé un malaise au sein du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).

Lors d’un point de presse tenu à Montréal jeudi matin, ce député de l’Assemblée nationale a reconnu que lorsqu’il a tenté «de socialiser, de créer des liens d’amitié ou d’alléger l’atmosphère», il a pu «offusquer ou rendre inconfortables d’autres personnes».

Il faisait ainsi allusion à mots couverts aux allégations de nature sexuelle dont il a fait l’objet l’an dernier.

La sortie de cet élu a fait broncher l’agente de communication du RQCALACS, Stéphanie Tremblay, qui a été contactée par La Presse canadienne immédiatement après la conférence de presse de M. Sklavounos.

D’entrée de jeu, Mme Tremblay a mentionné qu’elle était «déçue» par la déclaration du représentant de la circonscription de Laurier-Dorion à l’Assemblée nationale.

Elle a enchaîné en disant que «ce qui est assez déplorable, c’est qu’il n’y a aucune responsabilisation de la part de Gerry Sklavounos».

«Ce qu’il dit finalement, c’est que les gestes qu’il a posés auraient été mal interprétés. Il ne reconnaît pas que ses actes étaient inacceptables (…). Il se positionne vraiment comme une victime et c’est extrêmement déplorable», a-t-elle martelé.