Le député républicain Scott Perry dit que des agents du FBI ont saisi son cellulaire

WASHINGTON — Le député américain Scott Perry a déclaré que son téléphone portable avait été saisi mardi matin par des agents du FBI munis d’un mandat de perquisition.

Les circonstances entourant la saisie n’étaient pas connues dans l’immédiat. Cependant, M. Perry a été une figure de l’enquête du Congrès sur les actions de l’ancien président des États-Unis Donald Trump qui ont conduit à l’insurrection du Capitole le 6 janvier 2021.

D’anciens hauts responsables du département de la Justice ont témoigné que M. Perry, un républicain de Pennsylvanie, avait eu «un rôle important» dans les efforts de Donald Trump pour tenter de nommer Jeffrey Clark – un haut responsable de la justice qui soutenait les allégations infondées de fraude électorale de M. Trump – en tant que procureur général par intérim.

Dans un communiqué mardi, M. Perry a déclaré que trois agents lui avaient rendu visite alors qu’il voyageait avec sa famille et ont saisi son téléphone portable. Il a qualifié l’action de «tactique de république de bananes».

«Ils n’ont fait aucune tentative pour contacter mon avocat, qui aurait pris des dispositions pour qu’ils aient mon téléphone si tel était leur souhait», a affirmé M. Perry. «Je suis indigné – mais pas surpris – que le FBI, sous la direction du (département de la Justice) de Merrick Garland, saisisse le téléphone d’un membre du Congrès en exercice.»

Le député, représentant le 10e district de Pennsylvanie, a été cité plus de 50 fois dans un rapport judiciaire du Sénat publié en octobre 2021 décrivant comment les efforts de M. Trump pour annuler sa défaite électorale contre Joe Biden ont amené le département de la Justice au bord du chaos et ont incité de hauts fonctionnaires de ce département et de la Maison-Blanche à menacer de démissionner.

M. Perry, qui a continuellement contesté la validité de la victoire de Joe Biden en Pennsylvanie, a déclaré qu’il avait accepté la demande de M. Trump d’être présenté à Jeffrey Clark, alors procureur général adjoint que M. Perry connaissait pour des questions législatives sans rapport avec le sujet. Les trois hommes ont ensuite discuté de leurs préoccupations communes concernant l’élection, a déclaré M. Perry.

Le département de la Justice n’a trouvé aucune preuve de fraude généralisée en Pennsylvanie ou dans tout autre État, et de hauts responsables de la justice ont rejeté les allégations de M. Perry.

Le rapport du Sénat décrit un appel que M. Perry a passé à Rich Donoghue, alors procureur général adjoint par intérim, en décembre 2020, pour lui dire que le ministère ne faisait pas son travail en ce qui concerne les élections. Scott Perry a encouragé M. Donoghue à solliciter l’aide de Jeffrey Clark parce qu’il est «le genre de gars qui pourrait vraiment entrer là-dedans et faire quelque chose à ce sujet», indique le rapport.

M. Perry a assuré que ses «communications officielles» avec des responsables du département de la Justice étaient conformes à la loi.

L’inspecteur général du département de la Justice a effectué une perquisition en juin au domicile de M. Clark en Virginie.

M. Perry a critiqué la décision du département de la Justice de lui délivrer un mandat «d’action inutile et agressive».

«Mon téléphone contient des informations sur mes activités législatives et politiques, et des discussions personnelles/privées avec ma femme, ma famille, mes électeurs et mes amis, a dénoncé M. Perry. Rien de tout cela n’est l’affaire du gouvernement.»

La saisie du téléphone portable de Scott Perry a été signalée pour la première fois par la chaîne télévisée Fox News.

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