Le député Yves St-Denis a porté plainte contre David Whissell

LACHUTE, Qc — Éjecté du Parti libéral pour ses sextos, le député et candidat indépendant Yves St-Denis a déposé une plainte pour menace à la police contre l’ancien ministre libéral David Whissell.

M. Whissell a confirmé vendredi qu’une plainte avait été déposée contre lui, mais a indiqué que l’enquête était close et sans fondement.

Rencontré dans son local électoral de Lachute, vendredi, à deux pas de l’arrêt de la caravane libérale, M. St-Denis a affirmé s’être fait faire le même coup par le PLQ que le député François Ouimet, qui a perdu sa circonscription au profit d’un autre candidat qui a été investi à sa place.

«Je me suis fait ‘jobbé’ un peu dans le sens de M. Ouimet (…) avec une photo (compromettante)», a-t-il dit, en laissant entendre que c’était les méthodes du parti. M. St-Denis avait été exclu du caucus libéral au printemps dernier pour avoir échangé des textos inappropriés.

Il a toutefois choisi de se présenter comme indépendant. Or, il a dit avoir reçu des menaces de l’ancien député libéral d’Argenteuil et ministre David Whissell.

«Il y a des gens qui sont venus me voir, dont l’ancien député libéral, pour me dire que si je me présentais (comme indépendant), il allait me détruire. J’ai porté plainte à la police, parce qu’il n’a pas seulement dit ça, et là, il se tient tranquille.»

Dans une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne peu après, M. Whissell a confirmé qu’il a avait été contacté par la police il y a environ deux mois en raison du dépôt d’une plainte contre lui.

M. Whissell, qui a quitté la politique en 2011 pour revenir dans le domaine des travaux routiers, a expliqué qu’il avait rencontré M. St-Denis pour le raisonner, lui demander de changer d’attitude avec le personnel de son bureau de circonscription.

M. Whissell a soutenu que M. St-Denis menaçait ses employés pour qu’ils démissionnent, sinon il allait porter plainte contre eux à l’Assemblée nationale, afin qu’ils ne touchent pas leurs indemnités.

«J’ai tenté de lui faire comprendre que c’était inadmissible», a plaidé M. Whissell, tandis que M. St-Denis aurait interprété les propos comme des menaces.

«Je ne l’ai pas menacé du tout, comment pourrais-je le détruire?» a-t-il assuré. Quelques jours après, il a reçu un téléphone de la police après le dépôt de la plainte et il a donné sa version des faits.

«Le policier m’a rappelé pour me dire que l’enquête était close et qu’on n’y donnerait pas de suite.»

M. Whissell a assuré qu’il n’avait aucun intérêt dans cette histoire et qu’il préférait passer à autre chose.

«(M. St-Denis) C’est un être incompétent, insignifiant, sans jugement, je n’envie pas cette personne, a-t-il conclu. Je n’en ai rien à cirer.»

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