Le deuil persiste longtemps pour les familles de premiers intervenants tués

OTTAWA — Un nouveau programme visant à aider les conjoints de militaires, de policiers et d’autres intervenants de première ligne tués dans l’exercice de leurs fonctions ou qui se sont suicidés est en train de voir le jour.

Créé par l’organisme à but non lucratif Wounded Warriors Canada, ce programme vise à combler ce que l’organisation considère comme une lacune dans la façon dont le Canada soutient les gens endeuillés par de telles tragédies.

À partir du 13 février, dans la région du Grand Toronto, les conjoints de six premiers intervenants et militaires décédés se réuniront pour partager leurs expériences sous la direction de cliniciens spécialement formés.

Parmi ses participants figure Angela Gevaudan, dont le mari, Fabrice, était l’un des trois agents de la GRC tués par un homme armé, à Moncton, en juin 2014.

Elle raconte que la première année ayant suivi la mort de son mari a été un tourbillon d’émotion et de responsabilité pour elle. Elle continue de subir le traumatisme et de ressentir le chagrin, même six ans plus tard.

Mme Gevaudan souligne que la plupart des gens ne peuvent pas comprendre. Elle a hâte de rencontrer d’autres femmes qui comprennent sa douleur et de leur parler avec l’aide de thérapeutes qualifiés.

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