Le FARR ne suffit pas à l’industrie touristique mise à mal par la pandémie

OTTAWA — Un programme fédéral qui était présenté comme un baume à presque tous les maux il y a trois mois n’a pas livré la marchandise nécessaire à l’industrie touristique, selon des témoins entendus par un comité parlementaire lundi.

Le comité de l’Industrie se penche, comme la presque totalité des instances semblables, sur l’impact de la pandémie de COVID-19.

Le fonds d’aide et de relance régionale (FARR) a rendu 211 millions $ disponibles pour le Québec. Et tous les ministres du gouvernement Trudeau le pointaient à la mi-mai lorsque les députés d’opposition soulevaient les problèmes des entreprises dans leurs régions.

Témoignant par visioconférence devant le comité lundi après-midi, Yan Hamel de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec a peint un sombre tableau. Puis, il a demandé une révision du FARR afin que les entreprises touristiques puissent mieux en bénéficier.

«Ce qu’on demande (…), c’est qu’une révision soit faite de ce programme-là pour qu’il soit capable d’être plus flexible et adapté aux besoins réels de l’ensemble des industries touristiques du Canada, (dont) celles qui ont (plus) de 5 millions $ de chiffres d’affaires», a plaidé M. Hamel, estimant qu’il y aurait là des liquidités rapidement accessibles pour son secteur d’activité.

M. Hamel se tourne vers Ottawa, se plaignant que les provinces «n’ont pas de mesures robustes et costaudes» pour aider l’industrie touristique.

Il espère aussi que l’aide salariale pour son secteur sera révisée. Cette aide qui tombera, dit-il, à 65 %, puis 45 % en septembre, pour atteindre «presque zéro à la fin novembre» sera encore nécessaire pour éviter la catastrophe.

Martin Roy, directeur général de l’organisme Festivals et événements majeurs Canada, a tenu un discours très semblable.

Et l’Association Restauration Québec, a, elle aussi, demandé davantage d’aide du gouvernement fédéral. Selon un sondage de l’association, plus de 60 % des restaurateurs ne prévoient pas survivre aux six prochains mois. Martin Vézina, porte-parole de l’association, a réclamé, entre autres, la suspension par les gouvernements fédéral et provinciaux de la perception des taxes de vente.

«On voit vraiment une réticence des consommateurs à aller au restaurant (…) On sent (…) une baisse d’intérêt  des consommateurs pour manger au restaurant, et c’est pour ça qu’il faut (…) trouver des mesures incitatives pour la consommation», a-t-il argué.

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