Le Festival international de jazz de Montréal reprend ses aises

MONTRÉAL — Près de 400 concerts attendus répartis sur six grandes scènes extérieures et plusieurs salles, le Festival international de jazz de Montréal (FIJM) va reprendre ses aises cette année en donnant aussi un espace dédié aux artistes locaux. 

«C’est enfin le retour», a lancé le vice-président à la programmation et production de l’Équipe Spectra, Laurent Saulnier, aux dizaines d’invités réunis mardi au Studio TD (anciennement L’Astral) pour connaître les derniers détails de la programmation. 

Plusieurs artistes comme Hubert Lenoir, Clay and Friends et Bran Van 3000 s’ajoutent aux noms précédemment annoncés en avril comme Tash Sultana en ouverture et The Roots en clôture. 

De nombreux spectacles gratuits ont aussi été dévoilés mardi. La direction du festival dit vouloir revenir à l’accessibilité, «l’un des principaux fondements du festival», en offrant deux séries de concerts en entrée libre au Studio TD. 

Environ 60 % des artistes proviennent de l’extérieur du Québec, mais le talent local occupe une place tout aussi importante à travers le festival qui se tiendra du 30 juin au 9 juillet. 

D’ailleurs, après s’être «bien occupé» des mots «festival», «international» et «jazz» qui composent son nom, l’événement décide pour sa 42e année de donner une attention plus particulière au volet «Montréal», a relaté M. Saulnier. 

Ainsi, une nouvelle scène extérieure sera consacrée aux artistes montréalais. Au cœur du site de l’événement, soit sur l’Esplanade de la Place des Arts, s’y produiront entre autres Jesse Mac Cormack, Fernie, Sara-Danielle et Léonie Gray. Le «Club Montréal TD» offrira aussi aux festivaliers de l’alcool et de la nourriture à saveur locale.  

«Il n’a jamais été question qu’on délaisse la scène locale du festival de jazz. C’est pour nous une scène qui est primordiale», a mentionné le directeur de la programmation des festivals Spectra, Maurin Auxéméry, à La Presse Canadienne. 

Les salles intérieures ne seront pas n’ont plus en reste du talent québécois. M. Auxéméry cite notamment Dominique Fils-Aimé qui fera la première partie de Hanorah au Théâtre Maisonneuve, le 3 juillet. Une artiste «magnifique» ayant grandi avec le festival et qui arrive «avec une belle notoriété ici», décrit le directeur de la programmation. 

L’ajout du chanteur québécois Hubert Lenoir à la programmation semble en avoir étonné plus d’un au Studio TD, mardi. L’auteur-compositeur-interprète se produira tout en jazz au Gesù, le 3 juillet. 

«Ceux qui ont des doutes, vous n’êtes pas au bout de vos surprises», a indiqué Laurent Saulnier. 

«Il travaille avec beaucoup de jazzmen. Et je pense qu’il a aussi le cœur dans le jazz, un côté très improvisation, très sur la corde raide en permanence. Il a une attitude extrêmement jazz», a fait valoir Maurin Auxéméry en entrevue. 

«Supra-excitée»

À quelques semaines du début du FIJM, l’équipe du festival est «supra-excitée» après deux ans de pandémie, avance M. Auxéméry. 

«Je ne connais pas cette expérience malheureusement, mais ça donne l’impression d’avoir accouché d’un bébé qui a mis beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à sortir», a commenté le programmateur. 

À l’instar de bien des événements, les deux dernières années ont été bien différentes pour le FIJM qui a offert une formule numérique en 2020 et une édition à plus petite échelle, l’année suivante. 

En 2022, ce sera donc un retour à la normale sans restriction sanitaire. «On a fait tomber la grande voile et on avance full speed», a dit M. Auxéméry. 

Il mentionne que la vente de billets va bon train avec des résultats similaires aux années avant la COVID-19.

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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles

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