Le feu vert au vaccin de Johnson & Johnson pourrait être donné d’ici quelques jours

OTTAWA — Santé Canada n’est qu’à «quelques jours» de décider d’approuver ou non le vaccin contre la COVID-19 de Johnson & Johnson.

La Dre Supriya Sharma, conseillère médicale principale à Santé Canada, a déclaré jeudi que l’examen du vaccin de Johnson & Johnson «se déroulait très bien».

«(L’examen) progresse, et nous nous attendons à ce que cela soit terminé et qu’une décision soit prise dans les quelques prochains jours», a déclaré Mme Sharma lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Ottawa.

Si le feu vert est donné, il s’agira du quatrième vaccin dans les efforts du Canada pour immuniser la population contre le virus et le premier à ne nécessiter qu’une seule dose.

Couplée à une nouvelle recommandation jeudi aux provinces de reporter les deuxièmes doses des autres vaccins jusqu’à quatre mois après la première injection, l’arrivée du vaccin de Johnson & Johnson signifierait probablement que le Canada serait en mesure d’offrir une dose de vaccin à chaque adulte avant la fête du Canada.

Les produits de Pfizer et Moderna sont utilisés depuis décembre, avec plus de 1,5 million de Canadiens ayant reçu au moins une dose.

L’administrateur en chef adjoint de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, a déclaré qu’avec l’approbation de nouveaux vaccins et les mesures prises par les provinces pour retarder les secondes doses, plus de Canadiens seront vaccinés plus rapidement.

Toutes les provinces ont indiqué qu’elles accepteraient une recommandation faite mercredi par le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) de retarder la deuxième dose du vaccin jusqu’à quatre mois après la première injection.

Les nouvelles lignes directrices indiquent que la science montre qu’une première dose est si efficace que le fait de retarder la deuxième dose afin que tout le monde puisse en recevoir une première plus rapidement présente une meilleure avenue pour la protection individuelle et pour établir l’immunité collective au Canada.

Le Canada s’attendait à recevoir suffisamment de doses pour vacciner chaque adulte avec deux injections d’ici la fin septembre, en se basant sur les vaccins approuvés de Pfizer, Moderna et AstraZeneca qui recommandaient deux doses administrées à 21 ou 28 jours d’intervalle.

Le Canada est en position d’obtenir 26 millions de doses supplémentaires de Pfizer et Moderna, et au moins 3,5 millions d’AstraZeneca d’ici la fin juin. Ces livraisons suffiraient à elles seules à offrir une première dose à chaque Canadien de plus de 16 ans avant la fête du Canada.

Aucun vaccin n’est encore approuvé pour une utilisation sur les enfants de moins de 16 ans.

Vingt millions de doses supplémentaires d’AstraZeneca et 10 millions de Johnson & Johnson doivent arriver d’ici septembre, mais on ne sait pas encore combien arriveront d’ici juin.

Les quelque 55 millions de doses supplémentaires attendues de Pfizer et Moderna entre juillet et septembre seraient plus que suffisantes pour l’administration des secondes doses.

La confiance envers les vaccins

Mais la nouvelle recommandation sur les secondes doses, et la confusion quant à l’efficacité du vaccin Oxford-AstraZeneca pour les personnes âgées, ont accru les inquiétudes de voir de plus en plus de Canadiens ne plus faire suffisamment confiance aux vaccins pour faire la queue quand leur tour viendra.

La Dre Supriya Sharma se dit préoccupée par l’hésitation à l’égard des vaccins et préférerait bien sûr que la science autour des vaccins ne change jamais.

«Donc, définitivement, la communication serait plus simple si nous avions un ensemble de données et un seul message, qui n’aurait jamais changé.»

Mais Mme Sharma souligne que ce n’est pas ainsi que fonctionne la science et qu’il serait irresponsable de ne pas ajuster les lignes directrices pour les vaccins à mesure que davantage de données sont accessibles.

«Nous sommes très préoccupés par cela», a déclaré Mme Sharma. «Nous voulons nous assurer que les gens ont confiance dans les décisions qui sont prises concernant les vaccins.»

«La chose responsable à faire est de s’assurer que nous obtenons toutes ces informations et les incorporons dans notre prise de décision», a-t-elle déclaré.

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