Le fondateur de l’INM, Michel Venne, est accusé d’agression sexuelle

MONTRÉAL — Le fondateur et ex-directeur de l’Institut du Nouveau Monde (INM), Michel Venne, fait face à deux accusations d’agression sexuelle et d’exploitation sexuelle.

Le mandat visé à son endroit, déposé en Cour à Québec le 31 mai, fait état d’une agression sexuelle commise «entre le 1er juillet 2008 et le 31 août à Québec» contre une personne qui ne peut être identifiée parce qu’elle était mineure au moment des faits allégués.

L’autre accusation, celle d’exploitation sexuelle, mentionne des attouchements de nature sexuelle envers cette même adolescente «vis-à-vis de laquelle il était en situation d’autorité ou de confiance» durant la même période.

L’adolescente en question était âgée de 17 ans au moment des faits allégués et Michel Venne, ancien journaliste du quotidien Le Devoir, était à la tête de l’Institut.

Les policiers de Québec, qui ont mené l’enquête, n’ont toujours pas procédé à son arrestation pour des raisons exceptionnelles.

«Normalement, quand le mandat d’arrestation est émis, l’arrestation se fait dans les jours qui suivent», a indiqué la porte-parole du Service de police de la Ville de Québec, Mélissa Cliche, en entrevue avec La Presse canadienne.

«Mais avec le G-7, il y a eu certains délais du côté de l’effectif parce que les enquêteurs au dossier sont affectés à d’autres opérations liées au G-7», a-t-elle expliqué, ajoutant que l’arrestation ne saurait tarder.

Michel Venne, qui est âgé de 58 ans, s’était retiré de ses fonctions de directeur de l’Institut du Nouveau Monde en mars 2017.

Il avait fait l’objet d’allégations d’inconduite sexuelle dans la foulée du mouvement #moiaussi, en novembre dernier.

Il avait toutefois nié avec véhémence ces allégations.