Le G7 condamne l’occupation de la Crimée par la Russie, sept ans plus tard

BERLIN —
Le Groupe des Sept grands pays industrialisés a publié jeudi une ferme condamnation de ce qu’il a appelé «l’occupation» continue par la Russie de la péninsule de Crimée, sept ans après que Moscou l’eut annexée au détriment de l’Ukraine.

Les ministres des Affaires étrangères du Canada, de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et des États-Unis ont indiqué dans une déclaration conjointe que les actions de la Russie continuaient de «miner la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de l’Ukraine».

«Nous dénonçons sans équivoque l’occupation temporaire par la Russie de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol», ont déclaré les sept pays. «Les tentatives de la Russie pour la légitimer ne sont pas et ne seront pas reconnues.»

Ils ont accusé la Russie de violations des droits de la personne dans la péninsule et ont demandé que des observateurs internationaux y aient accès.

Moscou a fait valoir que la Crimée a été constituée après que la grande majorité des résidants locaux ont voté pour rejoindre la Russie, même si la plupart des pays du monde ont rejeté le référendum comme illégitime.

La déclaration du G7 a également cité le rôle de la Russie dans le conflit en cours entre les séparatistes pro-Moscou et le gouvernement de l’est de l’Ukraine.

«Nous appelons la Fédération de Russie à cesser d’alimenter le conflit en apportant un soutien financier et militaire aux formations armées qu’elle soutient dans l’est de l’Ukraine, ainsi qu’en accordant la citoyenneté russe à des centaines de milliers de citoyens ukrainiens», ont-ils déclaré.

Le G7 a appelé à une solution diplomatique au conflit qui met en œuvre une série d’accords forgés à Minsk, la capitale biélorusse.

La Russie a été suspendue du Groupe des Huit, comme il s’appelait alors, en 2014, en raison de ses actions en Ukraine.

– Par The Associated Press

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