Le général Vance s’inquiète de la xénophobie, porteuse de conflits dans l’Histoire

OTTAWA — Le commandant sortant des Forces armées canadiennes tire la sonnette d’alarme sur la résurgence, au Canada et ailleurs dans le monde, de la xénophobie, une force déstabilisatrice qui a déclenché de nombreuses guerres dans l’histoire. 

Le général Jonathan Vance a fait ces commentaires lors de l’une de ses dernières entrevues en tant que chef d’état-major de la défense canadienne, avant de confier jeudi le commandement au vice-amiral Art McDonald.

Le premier ministre Justin Trudeau a déjà indiqué que l’une des principales priorités du nouveau commandant consistera à éradiquer l’extrémisme et le racisme systémique au sein des Forces armées. On a appris depuis quelques années que certains militaires entretenaient des liens avec des groupes d’extrême droite.

M. Vance soutient qu’il a réalisé que l’armée avait un problème en juillet 2017, lorsque plusieurs membres de la Marine royale canadienne, aussi membres du groupe d’extrême droite «Proud Boys», ont été filmés alors qu’ils interrompaient une cérémonie Mi’kmaq à Halifax.

Selon M. Vance, cet incident a coïncidé avec une prise de conscience croissante que la xénophobie était en augmentation et a révélé des lacunes dans la façon dont les Forces armées traitaient les gestes haineux et le racisme.

Le chef d’état-major sortant soutient que des progrès ont été réalisés depuis, mais il reconnaît qu’il faudra encore travailler pour s’assurer que les Forces armées reflètent les valeurs auxquelles les Canadiens s’attendent.

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