Le gouvernement de C.-B. met fin à l’autorégulation dans l’immobilier

VANCOUVER – Le gouvernement de la Colombie-Britannique a décidé de faire le ménage dans l’immobilier, et il ne permettra plus à l’industrie de s’autoréglementer.

Les activités des agents immobiliers sont actuellement encadrées par un ordre professionnel, le Conseil de l’immobilier de Colombie-Britannique, dont le comité directeur est composé de 14 membres de l’industrie et de trois fonctionnaires du gouvernement.

Le gouvernement maintiendra ce Conseil mais afin de protéger davantage les consommateurs, il y nommera dorénavant une majorité de membres issus de l’extérieur de cette industrie, a annoncé mercredi la première ministre.

Christy Clark a aussi annoncé l’embauche prochaine d’un surintendant à l’immobilier, qui établira dorénavant les règles qui doivent encadrer l’industrie — une tâche actuellement dévolue à la profession elle-même.

Cette décision survient au lendemain du dépôt du rapport d’un comité consultatif indépendant, qui s’est penché sur la situation de l’immobilier en Colombie-Britannique afin de rétablir la confiance des consommateurs. Le comité consultatif avait été mis sur pied par le Conseil en février dernier, à la suite d’allégations de pratiques de vente abusives et trompeuses dans l’industrie.

Le groupe a formulé 28 recommandations, notamment l’imposition d’amendes beaucoup plus lourdes pour les agents immobiliers fautifs.

Selon Mme Clark, le rapport du comité a démontré que l’autorégulation, «un privilège» de cette industrie, ne permet pas d’éviter les pratiques douteuses, qui nuisent aux consommateurs et ternissent la réputation d’agents immobiliers honnêtes.

La première ministre a promis de mettre en oeuvre plusieurs des 28 recommandations du groupe consultatif, notamment d’interdire à un agent immobilier de représenter aussi bien le vendeur que l’acheteur lors d’une transaction.