Le gouvernement de la N.-É. annonce des mesures pour désengorger les urgences

HALIFAX — La mort récente de deux femmes qui avaient attendu des heures pour voir un médecin aux urgences en Nouvelle-Écosse a incité le gouvernement à annoncer des changements pour accélérer le traitement des patients.

La ministre de la Santé, Michelle Thompson, a admis mercredi que les morts d’Allison Holthoff, 37 ans, et de Charlene Snow, 67 ans, avaient ajouté un sentiment d’urgence au sein du gouvernement.

«Pour être bien clair, la plupart de ces améliorations sont en cours depuis un certain temps, a soutenu la ministre devant les journalistes. De nombreux mois de travail ont été consacrés à ce qu’on annonce aujourd’hui.

«Sur la base des événements récents dans les salles d’urgence de la province et sous la direction du premier ministre, nous avons accéléré ces mesures.»

Allison Holthoff est décédée le 31 décembre après avoir attendu sept heures pour des soins dans un hôpital d’Amherst. Charlene Snow est décédée la veille après avoir renoncé à consulter un médecin aux urgences d’un hôpital du Cap-Breton pour des symptômes grippaux et des douleurs à la mâchoire.

Ces décès ont accru la pression sur un gouvernement progressiste-conservateur élu en août 2021 sur une plateforme axée presque entièrement sur la résolution des problèmes du système de santé.

Des «défenseurs des patients»

La ministre Thompson a notamment annoncé mercredi la création d’équipes de triage, dirigées par des médecins, qui se concentreront sur l’admission plus rapide des patients dans les services d’urgence. On annonce aussi l’affectation d’auxiliaires médicaux et d’infirmières praticiennes supplémentaires dans les salles d’urgence.

La ministre Thompson a ajouté que le gouvernement agrandira un centre de coordination, qui fournira des données en temps réel aux services d’urgence de la province sur la disponibilité des lits dans tout le réseau. Ce centre devrait informer également les équipes des urgences des examens diagnostiques nécessaires pour faire sortir plus rapidement les patients des hôpitaux.

Le gouvernement souhaite aussi qu’il y ait d’ici samedi dans chaque salle d’urgence des «défenseurs des patients», des intervenants non médicaux qui sont là pour réconforter les personnes qui attendent d’être vues par les travailleurs de la santé et pour évaluer leurs besoins.

La ministre Thompson a ajouté qu’il existe également un plan pour étendre le recours à la téléconsultation pour les patients qui ont des besoins moins urgents.

Où trouver le personnel ?

Karen Oldfield, PDG de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse, a soutenu que certains des changements sont survenus à la suite de consultations avec des travailleurs de la santé de première ligne.

Mme Oldfield avait reçu la semaine dernière une lettre contenant une liste du syndicat représentant les infirmières d’autres travailleurs des urgences à Halifax contenant 59 recommandations.

Le chef libéral, Zach Churchill, se demande d’où viendront les travailleurs pour combler les pénuries de personnel dans les urgences et les hôpitaux. «Nous n’avons rien entendu à propos d’un quelconque plan de recrutement ni même d’un plan de rétention.»

Le gouvernement a par ailleurs annoncé qu’il formerait davantage d’ambulanciers, en étendant en septembre un programme de collège communautaire aux campus du comté de Pictou et de Yarmouth. Les services de santé d’urgence ajouteront également un deuxième avion à leur flotte d’ambulance aérienne.

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