Le gouvernement de N.-É. a dépensé plus de 250 000 $ en coups de sonde

HALIFAX – Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a dépensé plus de 250 000 $ pendant le dernier exercice financier pour divers sondages d’opinion et autres groupes cibles, ce qui préoccupe la Fédération canadienne des contribuables.

L’organisme soutient que les gouvernements devraient élaborer leurs politiques publiques sur la base de données probantes dans l’intérêt supérieur de la collectivité, pas au gré de sondages.

La fédération estime par ailleurs que si les gouvernements veulent utiliser ces sondages pour marquer des points dans l’électorat, ils devraient alors refiler la facture à leur formation politique, pas aux contribuables.

Elizabeth MacDonald, porte-parole des Services communautaires de Nouvelle-Écosse, a expliqué que ces sondages commandés par le gouvernement permettent d’accroître la qualité et la visibilité des services.

Selon les documents obtenus par La Presse canadienne grâce à la Loi sur l’accès à l’information, un de ces sondages, mené sur les soins à domicile, a coûté à lui seul 48 650 $. Sa conclusion: les Néo-Écossais sont surtout préoccupés par les temps d’attente. Dans son plus récent budget, la province a consacré 14 millions $ aux soins à domicile pour les aînés, dont 4,2 millions $ pour réduire les temps d’attente.

Howard Ramos, professeur de sociologie à l’Université Dalhousie de Halifax, trouve normal et démocratique que des gouvernements sondent l’opinion publique afin de répondre aux besoins de la population. Il soutient par contre que les résultats de ces sondages devraient être publiés, dans une perspective de données ouvertes, afin que d’autres, comme des organismes sans but lucratif, puissent en bénéficier.

Mme MacDonald a indiqué que le gouvernement tente actuellement de déterminer la meilleure façon de le faire.